Viandes: le gouvernement anticipe le risque de décoloration

Voilà qui pourrait être de nature à rassurer un minimum le consommateur côté sécurité sanitaire. Un arrêté conjoint entre ministère de l’Agriculture et celui de la Santé vient d’être publié au BO avec comme objet la fixation des limites maxima des résidus (LMR) des produits pharmaceutiques dans les produits animaux et d’origines animales.

Cela fait clairement suite au scandale de la viande verte de l’Aid Kébir de l’année dernière. Une avarie dont la cause serait un trop d’engraissement du bétail via injections de produits pharma mais aussi via résidus organiques, de volaille notamment. Notons au passage que les autorités sanitaires avaient, au lendemain de ce scandale, adossé la responsabilité aux conditions d’abattage domestique…

Avec le nouvel arrêté la limite maximale des résidus de produits pharmaceutiques dans les viandes est fixée. Il s’agit d’une liste détaillée de 600 matières actives, une liste bien marocaine.

En cas d’absence d’une matière de cette liste, les autorités sanitaires doivent se référer pour contrôle au Codex Alimentaire du FAO et OMS.

Dans le cas où la matière en question ne figure dans aucune des deux listes, le produit est classé non-conforme, donc impropre à l’importation, à la commercialisation et la consommation.

La question qui demeure néanmoins posée est de savoir si cette limitation du risque de toxicité concerne seulement les viandes ou peut être élargi à d’autres produits alimentaires comme le thé par exemple?

Commentaire Facebook