Lait en poudre: l’Onssa innocente Jaouda!

La rumeur a bien circulé: pour faire face à la montée de la demande drainée par le boycott, et pour cause d’étroitesse de l’outil industriel, la marque Jaouda ferait massivement appel à de la poudre (lait séché).

En réponse à cette accusation, M’hamed Loultit, président Copag, avait répondu: « appelez l’Onssa, nous n’avons rien à cacher ».

Aujourd’hui on tient la réponse du « gendarme » de la santé alimentaire: « l’ONSSA rassure les consommateurs sur la qualité et la salubrité du lait et des produits laitiers commercialisés », affirme l’office dans un communiqué officiel.

Et l’Onssa d’expliquer: « le lait et les produits laitiers fabriqués au niveau national font l’objet d’un contrôle rigoureux tout au long de la chaine de production, depuis l’élevage jusqu’aux points de vente ». « Ces contrôles visent à s’assurer de l’état de santé des animaux, de l’origine et de la qualité des aliments utilisés dans l’alimentation animale, du respect des bonnes pratiques d’encadrement vétérinaire et de la qualité du lait produit et commercialisé par les établissements de transformation. Les points de ventes font également l’objet de contrôles pour s’assurer du respect de la chaine de froid et de la conformité de l’étiquetage ». « Tout produit non conforme est saisi et détruit ».

L’Onssa ne répond pas de façon exacte, claire et tranchée sur la question du recours à de la poudre. Ce qui laisse planer le doute. Un doute d’autant plus concevable que, semble-t-il, il s’agit là d’une forme de contrôle « comptable » et non chimique.

« Pour détecter l’usage de la poudre dans le lait, l’ONSSA recourt à l’audit des registres des opérateurs du secteur. L’office envoie ses équipes chez les industriels et audite leurs comptes en comparant les chiffres de la collecte (combien de lait collecté, quand, où et de chez qui) avec les volumes vendus. C’est un rapprochement des « matières » », expliquait le site medias24 dans un article sur la même question. Une source anonyme lui confie en effet qu’«en temps normal, l’ONSSA trouve toujours des écarts. Pour le cas de Copag, cet écart varie entre 10 à 15%. Ce différentiel s’explique par l’utilisation de la poudre.».

Donc il s’agit pour l’Onssa de dire aujourd’hui de combien est ce différentiel aujourd’hui.

Mais, il ne faudrait pas s’en arrêter là. Il faut également dire ce qui l’on est pour les autres marques car il s’agit là, visiblement, d’une pratique généralisée. Et d’expliciter clairement les risques pour la santé ainsi que les marges de tolérances normatives.

Et si on obligeait les producteurs à marquer sur les emballages le taux de poudre par litre de lait?

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