Service Public : le HCP donne des arguments au tout privé!

On a eu l’habitude avec le HCP de voir des chiffres démontrant que l’accès à la richesse n’est pas équitablement réparti au Maroc entre différentes classes sociales. Au sujet de la compensation, il a également démontré que cela profitait davantage aux plus riches.

Aujourd’hui, le HCP innove  en s’attaquant à la Santé et l’Enseignement.

En effet, lors d’une conférence tenue le 17 mai 2017 à Rabat, le Haut Commissariat a présenté un nouveau modèle de ciblage géographie de la réduction de la pauvreté. Dans la note de présentation, il est fait mention de plusieurs indicateurs montrant que le service public « gratuit » ou « subventionné » profite davantage aux plus aisés.

Ainsi, d’après le HCP, « dans le domaine de la couverture médicale, 7,6% des bénéficiaires appartenaient au quintile le plus aisé ». Cela quand « seuls 26,1% de ses bénéficiaires provenaient du quintile ayant le niveau de vie le plus faible ».

Cela alors que le Ramed est destiné à la population pauvre et vulnérable non couverte par un système d’assurance maladie.

Et arrive le tour de l’Enseignement. « Par les mécanismes sociaux de sélection, près de 30% des promotions du secondaire et supérieur de 2014 relevaient, dans ce domaine, de la catégorie des 20% les plus aisés contre 10% appartenant aux 20% les plus défavorisés », affirment le HCP.

Avant d’ajouter que « devant de telles distorsions régulièrement dénoncées et, de toute évidence, inhérentes au mode financement général des programmes sociaux, les débats n’ont cessé de prendre de l’ampleur sur la meilleure formule de ciblage des ressources publiques qui permettrait de les canaliser au profit maximum des populations qui en ont le plus besoin ».

Donc la question d’un service public accessible a tout le monde n’est plus d’actualité pour le HCP. Qu’en pensent la classe moyenne?

 

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