Enseignement : le cri de détresse de la classe moyenne!

ecole publique appel detresse 6 septembre 2016 service public

ecole publique appel detresse 6 septembre 2016 service public

«Je rêve que les jeunes générations puissent bénéficier d’une école primaire marocaine gratuite, uniforme et de bonne qualité pour tous les enfants marocains, à l’image, si elle n’est pas meilleure, de celle dont j’ai bénéficié avec ceux de ma génération. Je veux que les enfants des riches et des pauvres, dans les villes ou dans les campagnes, au désert ou dans les montagnes, aient le même enseignement, de la même qualité. Si vous êtes d’accord avec cet appel, copier-le, mettez-y votre nom et partagez-le».

Vous avez certainement du croiser un post similaire sur le mur de l’un de vos amis Facebook. Il s’agit en effet d’une grande campagne de solidarité avec l’école publique lancée sur ce réseau social, devenu une société dans la société. Coïncidant avec la rentrée, cette campagne, dont on ignore la partie initiatrice, est l’expression d’un profond malaise ressenti chez la classe moyenne à l’égard de la situation non seulement de l’enseignement public mais de l’enseignement en général.

Cette classe, ayant vu ses revenus s’améliorer avec les 10 glorieuses des années 2000, n’a pas cesser de constater la dégradation continuelle de son pouvoir d’achat, mangé essentiellement par nombre de services publics devenus de fait payants (chez le privé) au vu de leur mauvaise qualité (dans le public mais dans le privé aussi !!). Aux côtés de la Santé, l’Education et l’Enseignement figurent en bonne place. D’où un sentiment de nostalgie voire de regret (ou de culpabilité ?) d’avoir laissé tomber l’école publique.

Cette campagne est donc davantage un cri de détresse lancé par la classe moyenne pour que l’on soit solidaire d’elle et qu’on rétablisse un enseignement public de qualité.

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