Le Maroc boudé par les touristes + Plan d’urgence ONMT

tourisme maroc 9 septembre 2016 hotels voyages

tourisme maroc 9 septembre 2016 hotels voyages

Le monde semble tourner le dos au Maroc. Si non comment expliquer ces reculs aussi surprenants qu’effarants des performances touristiques sur juin 2016 ? Détail : arrivées touristiques : France (-5% par rapport à juin 2015), Allemagne (-7%), Espagne (-2%), Royaume-Uni (-8%), Italie (-5%) / Nuitées :-11% pour le marché français, – 21% pour l’Allemagne, – 28% pour l’Italie, -11% pour la Hollande, -10% pour la Belgique…

Nuitées par villes : Casablanca -21%, Marrakech -20%, Fès -19% et -19% pour Agadir ! (chiffres Observatoire National du Tourisme).

Que Casablanca accuse une baisse aussi importante signifie qu’il ne s’agit pas que de tourisme de divertissement mais que même le business international semble se faire de moins en mois au Maroc ! Ce qui interpelle non seulement la politique touristique mais la politique économique tout entière!

En tout cas, pour ce qui est du strictement touristique, l’ONMT semble avoir mis en place un plan d’urgence (révélé par Le360).

Il axé sur :

-Le développement de nouveaux marchés : en particulier Tchéquie, Hongrie, Russie, Finlande et Norvège

-Le développement du tourisme religieux notamment avec le Sénégal qui compte une très forte communauté de mourids tijanis et pour qui Fès (où Sidi Tijani est enterré) est une sorte de deuxième Mecque.

-L’encouragement du tourisme internet (place au dirham à défaut d’avoir plus d’euros)

-Le renforcement de l’aérien à travers le recrutement de nouveaux low costers (et tant pis pour la RAM)

-La création et développement d’une correspondance aérienne Fès-Marrakech (pour faire les villes impériales d’un coup).

-Capitaliser sur la COP22 pour limiter les dégâts de cette hémorragie (plus structurelle que conjoncturelle à notre avis).

-Et occuper la scène digitale en étant plus actifs et plus novateurs (mais quel budget pour ?)…Le digital pourra alors  relancer la destination mais amènera nécessairement les hôtelier à adopter une logique de bas prix et abandonner leur séculaire culture et politique d’écrémage.

Quoi qui l’en soit, le consommateur local devra en être bénéficiaire…à toute chose malheur est bon.