Eaux minérales: le Desk attaqué en justice

Le Desk est en zones de turbulences. Une plainte, le visant par la société Lodep, lui réclame des dommages et intérêts de 3 millions de dirhams. Une comparution devant la Justice de Ali Amar, directeur de publication, et Fatima Zahra Kadiri, gérante de Pulse Média, société éditrice, est programmée pour le 25 juin.

A l’origine de cette plainte, un article du site évoquant une affaire d’import de l’eau en bouteille Mondariz en franchise de taxes (TIC, et timbre fiscal).

L’article devient hautement polémique lorsque le site mêle à cette affaire le nom de Loubna Majidi, sœur de Mounir Majidi. Un article du site le360, qui a tout l’air d’une mise au point, affirme en effet que la société appartient à hauteur de 40% à la soeur Majidi mais que sa gestion est assurée à titre unique par Khalid Ouasti, son mari.

En gros, Le Desk laisse entendre que ce lien de parenté aurait permis à la société Lodep de bénéficier d’un traitement fiscal privilégié. Chose que réfute l’avocat de la société Lodep, le célèbre et non moins efficace Hicham Naciri. Ce dernier assure au 360: « nous avons les justificatifs de la Douane sur chaque bouteille Mondariz importée au Maroc et chaque centime de redevance à la TIC ». Des justificatifs qui devront être présentés le jour j devant la Justice.

Le360 lance par ailleurs une flèche à son « confrère » sur un plan cette fois déontologique. « Suite à la publication de son reportage-fleuve qui fait l’apologie des eaux Sidi Ali, Ali Amar a été sévèrement dénoncé par la presse et les réseaux sociaux pour avoir passé sous silence les liens d’alliance entre l’actionnaire de référence du site Le Desk, Ali Belhaj et Miriem Bensaleh qui administre la société «Eaux minérales d’Oulmès» », écrit le site ajoutant qu' »Amar réfute que les liens d’alliance, dénoncés par la presse et les internautes, aient été pour quelque chose dans la publication de l’article et nie «une prétendue entente d’intérêts» ».

Pour préparer sa défense Le Desk a fait appel à la communauté des internautes dans l’objectif de lui fournir, dans chaque ville, des vidéos de bouteilles Mandariz commercialisées sans la fameuse pastille fiscale imprimée par la société Sicpa (et qui coûte par ailleurs 0,01 dirham par bouteille).

Il s’agit vraisemblablement d’un feuilleton judiciaire qui ne fait que commencer à moins que les deux parties ne trouvent un arrangement à l’amiable.