5ème Conférence africaine de l’audit interne

Casablanca a abrité, les 27 et 28 juin 2018, la 5ème Conférence africaine des auditeurs internes sous le thème «L’audit interne et les approches intégrées au service de la gouvernance et de la performance». Un événement de grande envergure organisé par l’Institut des auditeurs internes du Maroc (IIA-MAROC AMACI) en partenariat avec la Fédération africaine des instituts des auditeurs internes (AFIIA). Plus de 350 participants ont pris part à cette manifestation marquée par la présence de M. Naohiro Mouri, président de l’Institut mondial des instituts des auditeurs internes (Institute of Internal Auditors), et M. Eric Yankah, président de la Fédération africaine des instituts des auditeurs internes. La présence de ces deux personnalités est un gage de confiance et une reconnaissance de l’évolution de la pratique de l’audit interne au Maroc.

Une édition réussie
«Nous sommes fiers et satisfaits de la qualité des travaux de la 5ème Conférence africaine des auditeurs internes. Notre ambition a été de réunir des experts, des praticiens, des représentants des institutions publiques et privées pour débattre de l’état de la pratique de l’audit interne et des enjeux auxquels font face les auditeurs internes dans un environnement marqué par des révolutions majeures à l’image de la transformation digitale», a déclaré M.

Mounim Zaghloul, président de l’IIA-Maroc.
M. Naohiro Mouri s’est félicité de la tenue la 5ème Conférence africaine des auditeurs internes au Maroc, notamment de la forte participation qu’a connu cet événement et de la richesse des débats. Le président de l’Institut mondial des instituts des auditeurs internes a insisté dans ses interventions sur l’importance de renforcer la pratique de l’audit interne à travers la qualification des auditeurs et saisir les opportunités qu’offre
la transformation digitale. M. Eric Yankah, président de la Fédération africaine des instituts des auditeurs internes, a exprimé sa grande satisfaction quant à la réussite de la Conférence, tout en mettant en avant la nécessité du partage d’expériences pour le renforcement de la culture de l’audit interne dans les pays africains.

Débats riches en enseignements
Les interventions des experts et les débats de la 5ème Conférence africaine des auditeurs internes ont été riches en enseignements. En Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique, les acteurs du secteur font face aux mêmes défis. Venus des quatre coins du monde, les participants ont mis en avant le renforcement des acquis de la pratique de l’audit interne et les challenges qu’il faut relever pour élever les standards de la profession.
Ce renforcement passe obligatoirement par la qualification, la certification et la mise à niveau continue des compétences des auditeurs. Aujourd’hui, la transformation digitale bouscule les stratégies et les usages des organisations. Les auditeurs ont ainsi intérêt à saisir les opportunités qu’offre cette révolution pour la promotion et l’enracinement de la culture de l’audit interne au sein des institutions publiques et privées.
A l’issue de la 5ème Conférence africaine des auditeurs internes, des recommandations ont été adoptées par les participants :

• Consolider la pratique de l’audit interne en tant conseiller de confiance et pilier de la bonne gouvernance, à travers un engagement éthique des décideurs et des dirigeants tout en étant orienté vers plus de performance. Dans le secteur public, le développement de l’audit interne doit bénéficier d’une forte volonté politique.

• Inscrire la pratique de l’audit interne dans une démarche d’agilité et de proactivité en phase avec les changements que connaissent les organisations notamment ceux liés aux technologies disruptives.
• Saisir les opportunités que représentent les innovations pour améliorer le rendement et la valeur ajoutée de l’audit interne auprès des institutions et des entreprises. Blockchain, big data, intelligence artificielle… autant de nouvelles technologies que les auditeurs internes sont appelés à adopter afin de renforcer leur statut de conseiller de confiance.
• Promouvoir les normes de l’audit interne auprès des différents acteurs de contrôle publics tels que les Cours des comptes, les Inspections générales des finances et les Inspections générales des ministères. Ces instances sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans la promotion des bonnes pratiques de bonne gouvernance et de redevabilité.

En marge de la 5ème Conférence africaine des auditeurs internes, deux conventions ont été signées pour consolider la culture et la pratique de l’audit interne. La première convention a été conclue entre l’Institut des auditeurs internes du Maroc et le Collège général des inspecteurs généraux des ministères. Connaissant l’importance du corps des Inspecteurs généraux des ministères, cette convention a pour ambition de renforcer la pratique l’audit interne au sein du secteur public. La seconde convention a été signée entre la Fédération africaine des instituts des auditeurs internes et l’Union francophone de l’audit interne pour l’échange et le partage d’expérience.