Scolarité des enfants: le Conseil Azziman révèle l’écart effarant entre classes sociales

11.943 dirhams pour scolariser son enfant dans le privé contre 938 dirhams dans le public. Il s’agit de l’un des rares chiffres officiels en la matière, produit par Conseil supérieur de l’Education dans le cadre des résultats de l’enquête nationale sur «Les ménages et l’éducation: perceptions, attentes, aspirations et coûts».

Cet écart, de 12,7 fois, n’a rien d’anodin et doit être pris très au sérieux car il signifie d’abord un écart en termes de classes sociales. Un gap qui se creuse de plus en plus, dans un domaine qui était jusque-là le dernier levier à même de corriger les différences initiales de répartition des richesses (la dernière polémique sur les études en médecine est un autre indicateur en la matière).

Pour les ménages de la classe moyenne, qui financent à coups de crédits cette ambition de permettre un meilleur avenir à leur progéniture, cela signifie un appauvrissement accéléré et une privation d’un certain bien-être. L’enquête du Conseil Supérieur révèle en effet que 19% des ménages recensés déclarent avoir eu recours au crédit pour financer la rentrée scolaire de leurs enfants!

L’enseignement tout comme la santé continuent visiblement de représenter les domaines où le modèle social et économique marocain affiche ses plus grandes défaillances…

Entre la nostalgie à un passé récent marqué par un nivellement par le bas et la précarisation grandissante d’un libéralisme hybride, il y a nécessairement une troisième voie; elle s’appelle l’exception marocaine…

 

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