Finances-CréditNewsService publicslide

Un rapport sur le blanchiment de l’argent de la drogue sur la table du gouvernement

L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) a présenté, jeudi dernier à Rabat, un rapport sur les menaces des flux financiers illicites générés par le trafic de drogue sur la stabilité des pays en développement. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Massae.

Un rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) s’est penché sur la problématique des flux financiers illicites liés au trafic de stupéfiants et leur impact sur le développement et la sécurité.

Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du week-end (12 et 13 mars), que dans ce rapport, présenté jeudi à Rabat, l’OICS a indiqué que ces flux financiers constituent un danger pour la société en raison de la corruption, du crime organisé et de la prédominance des inégalités qu’il génère. Une situation, précise cette instance, qui peut provoquer une déstabilisation politique et sociale dans les États où ces flux sont injectés.

A cet égard, l’OICS suggère de prendre des mesures pour interdire toute éventuelle exploitation des services et produits financiers créés récemment tels les services de porte-monnaie électronique et les cybermonnaies qui seraient utilisés dans le trafic des substances dangereuses.

Le rapport propose, en outre, d’améliorer les méthodes de repérage des flux financiers illicites, entrants et sortants, tout en déterminant les activités prohibées auxquelles ils sont liés. Il va sans dire que ces flux financiers augmentent les fortunes des trafiquants de drogue ainsi que celles des organisations criminelles et détournent des recettes fiscales aux dépens des programmes de développement et de lutte contre la pauvreté.

Le quotidien Al Massae rapporte que l’OICS a réitéré son appel à tous les États du monde pour ratifier les conventions relatives au contrôle des drogues. Laquelle ratification, poursuit le rapport, constitue un acte crucial pour renforcer le cadre juridique international afin de surveiller les drogues licites et empêcher les trafiquants de cibler les pays non signataires à cause des faiblesses réelles ou supposées de leur système de contrôle.

Il faut rappeler que l’OCIS, qui est une instance indépendante relevant des Nations unies, est composée de 13 experts chargés de contrôler la bonne application des conventions onusiennes relatives aux drogues et aux substances psychotropes. Cet organe a aussi pour mission d’élaborer les rapports annuels sur les orientations internationales de la production et de la consommation des stupéfiants.

Source: Le 360

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page