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La soif menace Casablanca et Rabat

Les deux villes, alimentées en eau potable par le bassin hydraulique de Bouregreg-Chaouia, risquent de manquer d’eau, le barrage connaissant cette année un déficit de 94%. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le déficit pluviométrique que connaît le Maroc cette année risque d’avoir des conséquences fâcheuses sur le niveau d’alimentation des villes en eau potable. D’après le quotidien Al Akhbar, qui rapporte l’information dans son édition du week-end des 26 et 27 mars, ce ne sont plus les petites bourgades et les zones rurales qui font face au risque de manque d’eau mais également les grandes villes. Ainsi, si les petites agglomérations et le milieu rural dépendent de l’eau pour l’usage quotidien, pour l’irrigation et pour le bétail, dans les grandes villes, c’est l’industrie qui en consomme des quantités importantes.

A ce titre, des grandes villes comme Casablanca et Rabat, dépendantes du bassin de Bouregreg, pourraient bien faire face à un déficit marqué en eau. Selon le quotidien, si la situation actuelle est amenée à durer pendant deux ou trois saisons, les deux villes manqueront d’eau potable. Bien sûr, si rien n’est fait dans l’immédiat. Avec deux saisons sèches consécutives, et même si l’on est disposé à y mettre le prix qu’il faut, l’eau sera rare voire introuvable, commente le quotidien.

Pour éviter ce scénario catastrophe, explique Al Akhbar, les autorités ont décidé de mettre en place un plan d’urgence. A Casablanca, la situation hydrique au niveau du bassin de l’Oum Er-Rbia est actuellement très critique compte tenu du faible taux de remplissage des barrages. Cela a poussé les parties concernées à entamer un projet de renforcement de l’alimentation en eau potable du Grand Casablanca via des adductions de Bouregreg en substitution d’une partie des eaux en provenance de l’Oum Er-Rbia.

Mais là encore, il semble que sur le bassin de Bouregreg-Chaouia, le déficit soit de l’ordre de 94%. Le barrage Sidi Mohammed Benabdellah, sur le Bouregreg, qui alimente toute la zone du littoral allant de Salé au Grand-Casablanca avec 70% des besoins de l’ensemble ses agglomérions en eau, enregistre cette année un déficit de 50%.

Ainsi, selon le quotidien, si la rareté des pluies et les réserves en eaux de surface sont pour beaucoup dans cette situation de déficit hydrique, il n’en reste pas moins que les habitudes de consommation contribuent également à accentuer le risque de pénurie d’eau potable.

En plus de la consommation domestique et des besoins d’arrosage des espaces verts, l’industrie, dont la région concentre 68% de l’activité nationale, consomme également beaucoup d’eau. Cela sans compter le risque de pollution de la nappe phréatique que représente l’activité industrielle, mais aussi agricole, surtout dans les plaines de la Chaouia. Ce risque est d’autant plus présent que dans le bassin hydraulique du Bouregreg-Chaouia, 33% des besoins en eau potable sont satisfaits à partir des eaux souterraines.

Source: Le 360

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