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Marchés publics: l’administration saignée à blanc par les bureaux d’étude étrangers

Des rapports ont averti le chef du gouvernement sur le recours excessif aux bureaux d’études par certains ministères et communes. Il est question de conflits d’intérêts. Certains dossiers ont été transmis à la BNPJ. Cet article est une revue de presse du quotidien Assabah.

La primature a demandé à plusieurs départements gouvernementaux, établissements publics et collectivités locales de limiter le recours aux services des bureaux d’études et des cabinets d’expertise étrangers.

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du week-end (26 et 27 mars), que cet engouement pour les cabinets d’études se fait aux dépens des cadres et experts de l’État qui se retrouvent marginalisés sans raison apparente. Cette recommandation survient après la réception par les services du chef du gouvernement de rapports indiquant que des budgets considérables sont alloués aux marchés relatifs aux études et aux expertises.

D’autant, ajoutent ces documents, que ces marchés ne s’avèrent pas toujours nécessaires ou se répètent pour le même projet ou la même mission sans tenir compte des critères de compétence et de spécialisation. Les rapports révèlent, en outre, que certains bureaux d’études monopolisent les marchés souscrits par des secteurs ministériels, des établissements publics et des communes. Pis encore les mêmes sources évoquent des soupçons de manipulations, de part et d’autre, pour camoufler des conflits d’intérêts.

Le quotidien Assabah rapporte que le parquet général a chargé la BNPJ d’enquêter sur des marchés fictifs accordés à des bureaux d’études où seraient impliqués des élus parmi lesquels se trouvaient des ministres qui dirigeaient des collectivités locales. Ces soupçons ont poussé la primature à diffuser une circulaire appelant les ministres et les hauts commissaires à soumettre à une autorisation préalable les appels d’offres relatifs aux bureaux d’études. Une autre note du chef du gouvernement a appelé à rationaliser les dépenses concernant les cabinets d’expertise.

Certains ministères ne respectent pas les instructions relatives à une meilleure gestion des dépenses de fonctionnement. La primature a rappelé la teneur de plusieurs circulaires d’orientation, diffusées dans ce sens, notamment celle concernant la préparation du projet de loi des Finances. Lesquelles orientations visent à rationaliser les dépenses des bureaux d’études et à recourir, autant que faire se peut, aux experts et aux cadres de l’administration tout en evitant de refaire les mêmes études pour les mêmes projets sans justification aucune.

Source: Le 360

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