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Consommation des ménages: la machine enrayée par l’inflation

La flambée des cours des matières premières et des carburants grève le pouvoir d'achat des Marocains. Cette inflation constitue une menace pour une économie encore convalescente. Au 1er trimestre 2022, les dépenses des ménages n’ont augmenté que de 0,8%. Cet article est une revue de presse tirée du journal Les Inspirations ECO.

Les Marocains consomment moins en ce premier trimestre de l’année. Les conséquences économiques de la guerre en Ukraine sont passées par là. Dans son édition du jour, Les Inspirations ECO assure qu’elles ont « un effet plus dévastateur sur le moral des ménages que ne l’avait été le coronavirus », au point que de faire chuter l’indice de confiance mesuré par le HCP à un plus bas historique à 53,7 points. Il s’agit là, comme le précise le quotidien, de la traduction d’une « nette décélération du rythme de progression de la consommation des ménages » avec une faible hausse de 0,8% enregistrée au 1er trimestre.

Le journal constate que « l’évolution trimestrielle de leurs dépenses n’avaient jamais été aussi faible au cours des dernières années ». Celle-ci ne prend évidemment pas en compte le contexte particulier des trois derniers trimestres 2020. Le quotidien estime que « la croissance de la demande intérieure reposerait principalement sur les dépenses publiques, à très court terme » puisque « les dépenses des ménages resteraient affectées par le maintien des fortes pressions inflationnistes ». Par conséquent, il y a un risque de constituer « un frein à la reprise, sachant que la consommation des ménages représente plus de la moitié du PIB ».

Les Inspirations ECO note que « le choc inflationniste est très important avec une hausse des prix à la consommation de 3,6% au 1er trimestre contre 0,1% sur la même période en 2021 ». Il avance que « la hausse des prix à la consommation va s’accélérer au cours des prochains mois à mesure que les entreprises répercutent sur leur prix de vente le renchérissement de leurs coûts de production ». Et projette une inflation de 4,7% en 2022.

Tout peut « changer avec la sortie rapide du conflit russo-ukrainien et le reflux des tensions affectant les chaînes d’approvisionnement pourraient atténuer la pression sur le pouvoir d’achat des ménages » sauf que l’impact de la flambée des prix à l’international dans les comptes publics est déjà conséquent. « En trois mois, la charge de compensation a explosé à 10 MMDH contre une facture de 3,8 MMDH au 1er trimestre 2021 ». C’est près de 60% du budget pour l’ensemble de l’année.

Source: Le 360

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