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Casablanca: les taxis n’ont plus accès au port

Les chauffeurs de taxis n’ont plus le droit de transporter les touristes qui débarquent des bateaux de croisière. C’est une activité manifestement réservée aux professionnels du transport touristique. Les chauffeurs de taxis dénoncent une «injustice». Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

C’est une décision qui a été prise récemment par des autorités de Casablanca. Les taxis ne sont plus autorisés à accéder au port commercial, surtout pendant l’accostage des bateaux de croisière. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, qui rapporte l’information dans sa livraison du lundi 21 novembre, affirme qu’il s’agit d’une décision qui a été prise, au début, à titre provisoire avant devenir permanente.Citant des syndicalistes, représentant des chauffeurs de taxis, le quotidien rappelle que ces derniers ont toujours pu accéder sans problème durant les quarante dernières années au quai commercial. Mais ce n’est plus le cas depuis quelque temps. La décision a évidemment été très contestée par ces derniers qui se disent lésés puisque tous les autres professionnels du transport touristiques continuent toujours à accéder en toute liberté au port.Les syndicalistes avancent ainsi qu’à chaque fois qu’un bateau de croisière accoste, il attire une flotte de 60 à 70 véhicules de transport touristique, des bus et des minibus appartenant aux agents de voyage et aux organisateurs de voyages touristiques ainsi que des véhicules des agents maritimes, entre autres. Tout ce monde continue d’accéder au quai commercial en toute liberté, sauf les taxis, se plaignent leurs représentants syndicaux.Au début, explique un responsable syndical cité par le quotidien, «on nous a expliqué qu’à cause des travaux urgents qui venaient d’être lancés au port, il n’y avait plus assez de place pour aménager une station de taxis». Puis, cette décision qui n’était que provisoire «a été officialisée et a pris un caractère permanent», déplore le syndicaliste. Aussi, poursuit la même source, tous les professionnels concernés se demandent aujourd’hui quelles sont les véritables causes qui ont poussé les autorités à agir ainsi, sachant qu’il s’agit du gagne-pain de plusieurs familles.Selon Al Ahdath Al Maghribia, qui rappote des déclarations des syndicalistes, les chauffeurs de taxis voudraient bien, eux-aussi, «profiter de cette opportunité que représente la saison du tourisme de croisière. C’est une saison qui ne dure que deux à trois mois, mais, pour les chauffeurs de taxis, elle reste une occasion propice pour réaliser des recettes appréciables, payer leurs dettes et leurs traites et pouvoir finalement effacer les effets de la crise du Covid».Pour l’heure, relève le responsable du syndicat des chauffeurs de taxis, ces derniers tentent de trouver une solution à cette situation avec les autorités concernées. Faute de quoi, ils seraient amenés à envisager d’autres formes de protestations.Source: Le 360

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