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Vers une nouvelle augmentation du taux directeur

Une deuxième augmentation du taux directeur est fort probable. Verdict le 20 décembre lors du conseil de Bank Al-Maghrib mais tout porte à croire que la hausse sera effective. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Une deuxième augmentation du taux directeur de 50 points de base, pour se situer à 2,5%, est fort probable. C’est ce qui se dégage de la note de CDG Capital Insight qui précède le conseil de Bank Al-Maghrib prévu le 20 décembre prochain, relaie le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du vendredi 16 décembre.

CDG Capital Insight s’est basé sur les évolutions survenues depuis le 27 septembre dernier, date à laquelle le conseil de la banque centrale a décidé de relever le taux directeur. «En effet, l’un des principaux indicateurs demeure le mouvement inflationniste qui risque de persister, en dépit d’un recul des cours des matières premières et énergétiques, selon les informations d’octobre 2022 du FMI», lit-on.

Pour les analystes, l’envolée des taux résulte des anticipations haussières des opérateurs qui émanent d’une part de nouvelles hausses prévues du taux directeur par BAM lors des prochains conseils, et d’autre part de l’annulation du programme de sortie à l’international par le Trésor public, suite au rétrécissement des conditions de financement à l’international.

L’autre facteur soulevé par la note de CDG Capital Insight réside dans les taux débiteurs et créditeurs bancaires, dont les variations sont peu significatives. «En effet, il ressort de l’enquête trimestrielle de BAM auprès des banques que le taux moyen pondéré Global Débiteur a enregistré, au 3e trimestre 2022, 4,25%, en baisse de 4 points de base par rapport au trimestre précédent», indique le quotidien.

Cette faible régression couvre une stabilité des taux assortissant les prêts aux entreprises à 4,04% contre une hausse de ceux relatifs aux particuliers de 19 points à 5,33%. S’agissant des taux créditeurs bancaires, ils ont enregistré des variations peu significatives au mois d’octobre avec une faible progression de 0,03% des taux associés aux dépôts à terme à 1 an à 2,41%. Du côté de l’inflation, à l’image des pays dont le taux de dépendance aux importations en matières premières et en énergie demeure élevé, le Maroc enregistre un dérapage supérieur à l’inflation.

Source: Le 360

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