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L’UE demande une nouvelle étude d’impact sur les pesticides

Alors que l'Europe avait annoncé une diminution de 50% de l'utilisation des pesticides d'ici à 2023, tout porte à croire que ce délai ne sera pas respecté. Cet article est une revue de presse tirée du journal français La Tribune.

Les 27 Etats membres de l’Union européenne souhaitent une nouvelle étude sur l’impact des pesticides par la Commission européenne, et notamment sur la souveraineté alimentaire dans le contexte de la guerre en Ukraine, rapporte La Tribune dans l’une de ses récentes publications sur son site internet.

Latribune.fr rappelle d’ailleurs que l’Europe avait pourtant annoncé une diminution de l’utilisation des pesticides de 50% d’ici à 2023. La Commission se dit prête à écouter les propositions et n’entend pas retarder le règlement. On apprend que les associations, de leur côté, dénoncent une «manœuvre cynique» pour retarder la réduction des pesticides. «Les 27 ont donné 6 mois à la Commission européenne pour compléter cette étude. Un scénario qui pose question alors qu’il ne reste plus que 6 ans pour inverser la courbe d’utilisation des pesticides. En France, la quantité de pesticides utilisée restait identique en 2021 à celle de 2008, malgré les deux plans Ecophyto I et Ecophyto 2 successifs qui visaient à réduire leur utilisation», fait remarquer latribune.fr.

La même source indique que les pays membres s’inquiètent d’une diminution des rendements, alors même que la guerre en Ukraine a entraîné des problèmes d’approvisionnement au cours de l’année 2022.

Rappelons que la Commission européenne avait établi une feuille de route fin juin 2022, présentant les différentes étapes pour parvenir à l’objectif de réduction de 50% des pesticides. Dans un communiqué, la fédération qui représente les intérêts des agriculteurs au niveau européen, la Copa Cogeca, estime «qu’à la lumière des circonstances actuelles, il est crucial que les rendements agricoles restent stables pour produire suffisamment de produits de haute qualité et abordables», souligne latribune.fr.

La même source note que cette décision, prise par les divers ministres de l’Agriculture des pays de l’Union européenne et annoncée par la présidence tchèque lundi soir, intervient peu de temps après la signature historique de la COP15 qui stipule une diminution du risque de pesticides de 50% d’ici 2030.

Pour sa part, la Commission a annoncé qu’elle allait considérer avec attention les demandes des Etats pour ajouter des données et des analyses et qu’elle était actuellement en train de préparer une analyse spécifique des facteurs de sécurité alimentaire au vu de la guerre en Ukraine et de ses effets.

De même, la Commission a annoncé la présentation au grand public, très bientôt, de son analyse des facteurs importants concernant la sécurité alimentaire et incluant l’utilisation des pesticides. Latribune.fr fait aussi remarquer que la Commission européenne a fait le choix, début décembre, d’autoriser le glyphosate sur l’année 2023 tant que l’étude de son impact sur l’environnement et les humains, prévue par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), n’a pas été réalisée.

Source: Le 360

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