Le transport poursuit sa dynamique au Maroc. En 2025, le trafic aérien de passagers a atteint un niveau record de 36,4 millions de voyageurs, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Une performance en hausse de 11,2%, après une progression déjà marquée de 21% enregistrée en 2024.
Cette croissance confirme le rebond durable de la mobilité, porté à la fois par le retour des flux internationaux et par le renforcement du trafic domestique.
L’international tire la hausse, avec un bond sur l’Amérique et l’Asie
La DEPF indique que le trafic international a progressé de 10,8% en 2025, soutenu par une hausse des flux sur plusieurs zones :
- Europe : +9,9%
- Moyen et Extrême-Orient : +16,4%
- Amérique du Nord et du Sud : +24,9%
- Afrique : +11,4%
- Maghreb : +8,8%
Sur le marché intérieur, le trafic national s’est renforcé de 13,9%, confirmant une demande domestique en amélioration.
Le fret aérien évolue aussi positivement : le trafic a progressé de 5,3% à fin 2025.
Ports : 95,6 millions de tonnes manutentionnées et reprise de la croisière
La note de conjoncture de la DEPF relève également une progression de l’activité portuaire. À fin novembre 2025, les ports gérés par l’Agence Nationale des Ports (ANP) ont manutentionné 95,6 millions de tonnes de trafic commercial, en hausse de 5,7%.
Cette évolution est attribuée à :
- la progression du trafic des importations (+4,6%)
- la forte hausse du cabotage (+45,8%)
- l’augmentation des exportations (+4,6%)
Le trafic passagers au niveau des ports ANP a lui aussi progressé de 4,5%, atteignant près de 2,3 millions de passagers.
Le segment croisière se distingue particulièrement : l’activité a bondi de 51%, avec 341.481 croisiéristes enregistrés.
Transport et entreposage : une croissance plus modérée en 2025
Sur le plan économique, la valeur ajoutée du secteur “transport et entreposage” a progressé de 3,5% au troisième trimestre 2025, après une hausse de 7,5% un an auparavant.
Au total, sur les neuf premiers mois de 2025, la valeur ajoutée du secteur s’est améliorée en moyenne de 3,9%, contre 7,3% sur la même période de 2024, traduisant une croissance toujours positive mais moins rapide qu’en phase de rattrapage.

