L’adhésion doit permettre aux entreprises et institutions clientes de régler plus directement leurs opérations en renminbi entre le Maroc et la Chine.
Le développement des échanges avec la Chine oblige les banques africaines à adapter leurs circuits de paiement. Pour les entreprises, l’enjeu est concret : réduire les délais, simplifier les règlements et limiter les étapes nécessaires lorsqu’une transaction est libellée en yuan.
Attijariwafa bank a annoncé son adhésion au Cross-Border Interbank Payment System, ou CIPS, le système chinois de compensation et de règlement des paiements internationaux en renminbi. La banque indique que ses clients entreprises et institutionnels pourront bénéficier de paiements en RMB plus rapides et plus efficaces, sur une infrastructure conforme à la norme ISO 20022.
Selon Adil Hajji, directeur de l’International Banking Group d’Attijariwafa bank, cette adhésion doit renforcer la capacité du groupe à servir les flux commerciaux et d’investissement entre le Maroc et la Chine. Les échanges bilatéraux ont progressé pour la quatorzième année consécutive en 2025 pour atteindre 23,7 milliards de dirhams, en hausse de 25,1 %.
Cette dynamique s’accompagne toutefois d’un déséquilibre important. Le déficit commercial marocain vis-à-vis de la Chine s’est établi à 110,2 milliards de dirhams en 2025, selon l’Office des changes. La fluidité des paiements facilite les opérations, mais elle ne corrige pas à elle seule la structure des échanges.
Attijariwafa bank rejoint un mouvement déjà engagé par d’autres groupes africains. Standard Bank a été autorisée à effectuer directement des transactions via CIPS en juin 2025, tandis qu’Ecobank a signé en octobre un protocole d’accord destiné à développer les règlements en yuan entre la Chine et les marchés africains.
