Chichaoua : 480 litres d’alcool clandestin et 58 comprimés stupéfiants saisis

Le prix d’un produit clandestin ne dit jamais ce qu’il fait réellement payer au consommateur : absence de contrôle, origine inconnue et impossibilité de recours. La saisie opérée à Chichaoua illustre cette économie cachée jusque dans son dispositif de fabrication et de distribution.

Selon Barlamane, les services de la sûreté provinciale de Chichaoua ont interpellé, lundi 12 octobre, cinq personnes, dont deux femmes. Elles sont soupçonnées d’implication dans la distribution de stupéfiants et de substances psychotropes ainsi que dans la fabrication et la vente de boissons alcoolisées sans autorisation.

Une production surprise en flagrant délit

Les suspects ont été arrêtés alors qu’ils se trouvaient en flagrant délit de préparation et de commercialisation d’eau-de-vie. Les opérations de contrôle et de perquisition ont permis de saisir 480 litres de cette boisson produite clandestinement.

Les policiers ont également découvert des récipients, des ustensiles et des matières premières servant à sa préparation. La saisie ne concerne donc pas seulement un stock destiné à la vente, mais aussi le matériel associé à la fabrication.

Des comprimés et deux motos également saisis

La fouille a conduit à la découverte de 58 comprimés médicaux stupéfiants appartenant à différentes catégories. Deux motos, soupçonnées d’avoir été utilisées pour faciliter les faits, ont aussi été saisies.

Quatre des cinq personnes interpellées possèdent des antécédents judiciaires. Les suspects ont été placés dans le cadre d’une enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent afin de déterminer les circonstances de l’affaire et les faits susceptibles de leur être attribués.

Le consommateur reste sans garantie

L’affaire rappelle ce que dissimule la vente sans autorisation : aucune information vérifiable sur la composition, aucune traçabilité des matières premières et aucun responsable commercial identifiable en cas de dommage. La saisie des outils de fabrication montre aussi que le risque se construit avant même la mise en vente.

Pour rappel, les 480 litres ont été découverts avec le matériel et les matières premières utilisés pour leur préparation. L’enjeu ne se limite donc pas à retirer un produit du circuit : il consiste aussi à interrompre une capacité de production clandestine et à identifier les actes liés à sa commercialisation.

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