L’amélioration annuelle de l’indice de confiance ne suffit pas à desserrer la contrainte budgétaire. Au troisième trimestre 2026, 95,9 % des ménages marocains déclarent avoir constaté une hausse des prix alimentaires au cours des douze derniers mois.
L’enquête de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan fixe l’indice de confiance des ménages à 59,2 points, contre 60,1 points au trimestre précédent et 53,6 points un an plus tôt. La progression annuelle cohabite donc avec un léger recul trimestriel et des perceptions très dégradées du niveau de vie.
76,3 % constatent une dégradation du niveau de vie
Sur les douze derniers mois, 76,3 % des ménages estiment que leur niveau de vie s’est détérioré. Ils sont 18,5 % à le juger stable et 5,2 % à constater une amélioration.
Pour les douze mois à venir, 51,7 % anticipent une nouvelle dégradation, 39,6 % s’attendent à une stabilité et 8,7 % envisagent une amélioration. Le chômage demeure également une source de préoccupation : 61,3 % des ménages prévoient une hausse du nombre de chômeurs, contre 17,3 % qui anticipent une baisse.
39 % s’endettent ou puisent dans leur épargne
Le HCP indique que 58,2 % des ménages parviennent à couvrir leurs dépenses avec leurs revenus. En revanche, 39 % déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne. Seuls 2,8 % réussissent actuellement à mettre de côté une partie de leurs ressources.
Les perspectives sont encore plus restrictives : 92,5 % pensent ne pas pouvoir épargner durant les douze prochains mois, contre 7,5 % qui l’envisagent. Par ailleurs, 63,8 % considèrent que le moment n’est pas favorable à l’achat de biens durables.
77,9 % anticipent une nouvelle hausse alimentaire
Si 95,9 % ont ressenti une hausse des prix alimentaires durant l’année écoulée, seuls 0,4 % ont constaté une baisse. Pour les douze prochains mois, 77,9 % prévoient encore une augmentation, 21,1 % une stabilité et 1 % seulement une diminution.
