L’ouverture à un nouveau fournisseur ne doit jamais devancer le contrôle sanitaire. Avant de parler de lait importé dans les rayons marocains, il faut donc distinguer la mission d’audit, l’autorisation des établissements et l’arrivée effective des produits.
Le site Barlamane rapporte en effet qu’une délégation d’inspecteurs de l’ONSSA doit auditer pendant une semaine des usines laitières en Biélorussie. L’information provient du service de presse du ministère biélorusse de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui présente cette visite comme la dernière étape avant une éventuelle ouverture du marché marocain aux producteurs du pays.
Des sites contrôlés selon les règles marocaines
Les inspecteurs ont été reçus à Minsk par Ivan Smilgin, vice-ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et directeur du département chargé de la surveillance vétérinaire et alimentaire. Le programme du séjour, les critères d’évaluation des procédés de fabrication et l’organisation des visites ont été arrêtés entre les deux parties.
La mission doit vérifier la conformité des sites de production aux règlements techniques ainsi qu’aux normes vétérinaires et sanitaires en vigueur au Maroc. C’est ce contrôle, établissement par établissement, qui doit précéder toute autorisation.
Biélorusse, et non russe
La précision géographique est importante : les entreprises auditées sont biélorusses. Rien, dans les éléments publiés, ne permet de parler de « lait russe » ni d’affirmer que des produits sont déjà disponibles au Maroc.
Pour le consommateur, les questions viendront ensuite : quels produits seront autorisés, sous quelles marques, avec quel étiquetage d’origine et quelles conditions de conservation ? L’ouverture commerciale n’a de sens que si ces informations restent lisibles jusqu’au rayon.
L’audit n’est pas un blanc-seing
Pour rappel, une mission de contrôle préalable évalue un système et des sites à un moment donné. Elle ne remplace ni les contrôles aux frontières, ni la traçabilité des lots, ni la surveillance après mise sur le marché. La séquence doit donc rester claire : audit, décision d’agrément, importation éventuelle, puis contrôle continu.
