Tomate : des prix pouvant atteindre 18 DH le kilo sous l’effet du recul de l’offre

La transition entre bassins de production, les conditions climatiques, les maladies des plants et les coûts agricoles entretiennent la tension sur les marchés.

La tomate redevient un indicateur immédiat de la pression exercée sur le panier alimentaire. Dans certains points de vente, son prix peut atteindre 18 dirhams le kilogramme, alors que le marché reste confronté à une offre insuffisante.

La hausse s’explique d’abord par un déséquilibre entre les quantités disponibles et la demande. Le passage d’une zone de production à une autre réduit temporairement les volumes, tandis que les conditions climatiques et les maladies affectant les plants pèsent sur les rendements.

Le prix de gros se répercute rapidement au détail

Lorsque les arrivages diminuent, le prix augmente dès le marché de gros. Les frais de transport, les pertes de marchandise et les marges appliquées ensuite élargissent l’écart avec le prix payé par le consommateur.

La qualité et le calibre expliquent aussi les différences observées entre marchés et points de vente. Le prix le plus élevé ne représente donc pas nécessairement l’ensemble des tomates commercialisées, mais il confirme une forte tension sur les meilleures catégories.

Les difficultés de production s’installent

La filière fait face à des maladies virales qui réduisent les rendements, malgré le recours à des variétés résistantes. Les coûts des engrais, des intrants, de la main-d’œuvre et du transport augmentent parallèlement le risque supporté par les agriculteurs.

Lorsque la production devient moins rentable, certains exploitants réduisent les superficies plantées. Cette réaction peut prolonger le recul de l’offre et maintenir les prix à un niveau élevé.

Le consommateur manque encore de visibilité sur la formation du prix

La flambée met une nouvelle fois en évidence le manque d’informations détaillées sur les volumes récoltés, les quantités exportées, les arrivages dans les marchés de gros et les marges successives.

Sans ces données, il reste difficile de mesurer la contribution exacte de chaque facteur au prix final. Pour le ménage, le constat demeure concret : un produit de consommation courante devient nettement plus coûteux au moment où plusieurs autres dépenses alimentaires pèsent déjà sur le budget.

Avec Le360

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