La résilience numérique nationale ne peut pas s’arrêter aux administrations et aux grandes infrastructures. Maroc Telecom veut élargir la protection aux PME et aux TPE, présentées comme un maillon vulnérable face à l’extension des attaques informatiques.
Intervenant à l’Africa Cybersecurity Forum 2026, organisé du 12 au 14 octobre à Rabat, Nour El Ansari, chief business officer de Maroc Telecom, a défendu le recours à des partenariats public-privé. Ses déclarations ont été rapportées par Le360 dans un article signé Lahcen Oudoud et Khalil Essalak.
Communications critiques, cloud souverain et services managés
L’opérateur met en avant trois composantes de son offre. Les communications critiques reposent sur des liens dédiés et une infrastructure spécifique pour les clients ayant de fortes exigences de disponibilité et de sécurité.
Le cloud souverain doit, de son côté, répondre aux besoins des acteurs les plus sensibles en matière de choix technologiques et de sécurisation des données. Maroc Telecom cite également la cybersécurité managée, notamment les centres opérationnels de sécurité et les activités de supervision proposées par sa filiale Casanet.
Les chaînes d’approvisionnement élargissent la surface d’attaque
Pour Nour El Ansari, les menaces progressent à la fois par l’élargissement de la surface d’attaque et par leur pénétration dans les systèmes, notamment à travers les chaînes d’approvisionnement. Les petites entreprises sont particulièrement exposées lorsqu’elles disposent de moyens limités pour sécuriser leur système d’information.
Le modèle proposé maintiendrait à l’État la définition des règles et la protection des services les plus critiques. La coopération avec des opérateurs privés servirait à étendre les dispositifs de sécurité à un plus grand nombre d’entreprises.
Une ambition régionale
Maroc Telecom présente la cybersécurité comme un facteur de création de valeur et non comme une simple dépense contrainte. L’opérateur, présent au Maroc et dans dix pays d’Afrique de l’Ouest, affirme aussi vouloir contribuer à faire du Royaume un hub régional. Cette ambition dépend, selon son responsable, de la disponibilité des talents et des financements nécessaires.
