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Soutien public à la presse : l’ANME demande la liste complète des bénéficiaires de 2005 à 2025 et dénonce les propos de Mohammed Ouzzine

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L’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) remet sur la table la question de la transparence du soutien public accordé à la presse. Réunie le 28 janvier, l’organisation appelle à la publication intégrale des bénéficiaires des aides publiques versées aux entreprises médiatiques sur vingt ans, entre 2005 et 2025, et réclame un éclairage sur l’usage réel de ces fonds.

Dans un communiqué rendu public, l’ANME estime que l’accès à ces informations est une condition indispensable à toute évaluation sérieuse de l’économie du secteur. Elle demande non seulement de connaître les entités ayant perçu ces ressources, mais aussi d’identifier les destinataires effectifs et les impacts produits sur les organes concernés.

Vers une saisine de la Cour des comptes

Selon l’ANME, plusieurs pistes ont été discutées lors de la réunion, dont la possibilité de saisir la Cour des comptes afin d’obtenir une publication exhaustive de la liste des bénéficiaires et un examen du traitement réservé à ces financements. L’organisation veut savoir « qui a perçu ces ressources, dans quelle finalité elles ont été employées et quels effets elles ont produits », jugeant que la transparence ne peut être partielle ou différée.

L’association inscrit cette demande dans un principe de probité publique, considérant que la clarté doit porter sur l’ensemble du dispositif, sans exception.

CNP : inquiétude sur un retard de renouvellement des instances

L’ANME s’est également exprimée sur la décision récente de la Cour constitutionnelle concernant certaines dispositions de la loi encadrant le Conseil national de la presse (CNP). L’association affirme ne pas se positionner comme partie gagnante ou perdante, mais comme acteur soucieux de l’intérêt général de la profession.

Elle souligne toutefois que les conséquences pratiques de cette décision pourraient retarder le renouvellement des instances du CNP jusqu’à la session parlementaire d’avril 2026. Une situation qui, selon elle, risque de laisser en suspens plusieurs dossiers, notamment ceux liés aux cartes professionnelles et au fonctionnement des commissions spécialisées.

Réaction aux propos de Mohammed Ouzzine

Enfin, l’ANME fait état d’une réprobation interne après des propos tenus par Mohammed Ouzzine, dirigeant du Mouvement populaire (MP), lors d’une séance publique de la Chambre des représentants retransmise par les médias audiovisuels. L’association estime que ces déclarations portent atteinte à la considération due à ses membres et à son président.

Dans le même temps, l’ANME affirme refuser l’escalade polémique, dénonçant toute tentative d’instrumentalisation politique ou électorale d’un dossier qu’elle considère avant tout comme relevant de l’ordre professionnel. Elle rappelle également son positionnement en tant qu’organisation indépendante, distincte des formations partisanes, tout en revendiquant une relation de complémentarité avec la vie politique et institutionnelle.

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