À l’approche du mois sacré de Ramadan 1447, l’activité commerciale s’intensifie progressivement dans les marchés de proximité de Casablanca. Dans un contexte marqué par une offre abondante et des prix globalement stables, les commerçants observent une montée régulière de la demande, sans tension particulière sur l’approvisionnement.
Comme chaque année, la période précédant le Ramadan constitue un moment clé pour les professionnels du secteur alimentaire. Anticipation des volumes, organisation des circuits logistiques et coordination entre grossistes et détaillants sont mobilisées afin de répondre à l’augmentation saisonnière de la consommation.
Au centre de ce dispositif, le quartier de Derb Omar joue pleinement son rôle de plateforme névralgique du commerce de gros. D’importantes quantités de marchandises y transitent quotidiennement avant d’être redistribuées vers les marchés de quartier et les commerces de détail à Casablanca et dans d’autres villes du Royaume. Riz, huile, sucre, légumineuses, épices et dattes arrivent en flux continu, assurant un approvisionnement fluide des étals.
Sur place, l’ambiance reste maîtrisée malgré l’intensification de l’activité. Grossistes, transporteurs et commerçants travaillent en coordination afin de préserver l’équilibre du marché et d’éviter toute spéculation. Selon les professionnels, la préparation de cette période a débuté plusieurs semaines en amont afin de garantir des stocks suffisants et prévenir toute flambée des prix.
Les produits les plus demandés demeurent les légumineuses et les dattes, indispensables à la préparation de plats emblématiques comme la harira. Cette année, certains produits enregistrent même une baisse sensible. Des légumineuses vendues autour de 13 dirhams le kilogramme l’an dernier s’échangent désormais autour de 10 dirhams, une évolution attribuée à l’abondance de l’offre et à la régularité des importations et de la production nationale.
Le suivi du marché s’appuie également sur des opérations de contrôle régulières. Des commissions mixtes réunissant autorités locales et services chargés de la qualité et de la sécurité sanitaire effectuent des inspections afin de veiller au respect des prix de référence, de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles et de garantir la salubrité des produits proposés aux consommateurs.
Dans les marchés de quartier, la fréquentation augmente progressivement, sans mouvement de panique. De nombreux ménages privilégient des achats étalés dans le temps afin d’éviter les affluences de dernière minute. Lentilles, pois chiches et produits de base restent accessibles, ce qui contribue à maintenir un climat relativement apaisé.
À Casablanca, l’entrée dans le mois de Ramadan se prépare ainsi dans des conditions jugées normales par les acteurs du commerce : étals bien garnis, organisation logistique maîtrisée et prix contenus. Autant d’éléments qui rassurent les ménages à l’approche d’une période traditionnellement marquée par une forte consommation.
Avec MAP

