À l’approche et durant le mois de Ramadan, la hausse de la consommation de produits frais s’accompagne d’une augmentation notable des prix sur les marchés populaires et dans les commerces de proximité. Cette évolution pèse particulièrement sur les ménages modestes et les classes moyennes, déjà confrontés à des contraintes budgétaires importantes.
Selon plusieurs observations sur les marchés, les prix de nombreux fruits et légumes connaissent une progression sensible, liée notamment à la forte demande pendant cette période de consommation accrue.
Des prix en hausse pour plusieurs produits de base
Parmi les produits les plus concernés, la pomme de terre blanche se vend entre 7 et 8 dirhams le kilogramme, tandis que la pomme de terre rouge se situe entre 7,5 et 8,5 dirhams. Certaines variétés destinées à la friture peuvent atteindre 12 à 13 dirhams le kilogramme.
L’oignon, qu’il soit blanc ou rouge, oscille entre 11 et 12 dirhams le kilogramme, tandis que la tomate ronde se négocie entre 5,5 et 6,5 dirhams.
La tomate cerise, vendue entre 7,5 et 8,5 dirhams les 250 grammes, équivaut à environ 30 à 34 dirhams le kilogramme, soit un niveau nettement supérieur à celui de la tomate classique.
Les carottes se situent entre 11 et 12 dirhams le kilogramme, les courgettes entre 15 et 16 dirhams, et le poivron vert entre 11 et 12 dirhams, tandis que les variétés rouge et jaune peuvent atteindre 19 à 20 dirhams.
D’autres produits affichent également des prix élevés, comme l’ail, proposé entre 48 et 50 dirhams le demi-kilogramme, soit près de 100 dirhams le kilogramme, ou encore le gingembre frais, vendu entre 15 et 16 dirhams les 200 grammes.
Des fruits à forte valeur marchande
Sur le segment des fruits, la banane se vend entre 23 et 24 dirhams le kilogramme. Les oranges oscillent entre 5,5 et 6,5 dirhams, tandis que les clémentines se situent entre 10 et 11 dirhams.
Les pommes présentent des écarts importants selon les variétés : certaines pommes Gala se négocient entre 13 et 22 dirhams le kilogramme, tandis que la Golden de grand calibre peut atteindre 23 à 24 dirhams. Certaines catégories supérieures dépassent 38 à 40 dirhams le kilogramme.
Les fruits les plus chers restent les fruits rouges. Les fraises sont vendues entre 17 et 18 dirhams les 250 grammes (soit environ 70 dirhams le kilogramme). Les myrtilles se situent autour de 74 à 76 dirhams, les mûres entre 90 et 92 dirhams, et les framboises entre 66 et 68 dirhams le kilogramme.
Le kiwi vert se vend entre 45 et 46 dirhams, tandis que le kiwi doré peut atteindre 104 à 106 dirhams le kilogramme. La mangue se situe quant à elle autour de 43 à 44 dirhams le kilogramme.
Des interrogations sur les circuits de distribution
Cette hausse des prix intervient dans un contexte où la consommation alimentaire augmente fortement pendant le Ramadan, ce qui accentue la pression sur le pouvoir d’achat des ménages.
Elle relance également les interrogations sur le fonctionnement des chaînes de distribution et le rôle des intermédiaires, souvent accusés d’amplifier les écarts entre les prix à la production et les prix pratiqués au détail.
La répétition annuelle de ces tensions saisonnières soulève ainsi la question de l’efficacité des mécanismes de contrôle et de régulation des marchés, alors que les consommateurs restent les plus exposés aux fluctuations des prix.
Avec Barlamane

