Bien-Etre SantéNewsslide

AMO au Maroc : les médecins réclament des consultations de référence à 200 et 300 DH

Quatre organisations de la santé privée demandent à la Haute Autorité de santé d’accélérer la révision de la tarification nationale de référence de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), restée inchangée depuis 2006.

Le Rassemblement syndical national des médecins spécialistes du secteur privé, le Syndicat national des médecins du secteur libéral, le Syndicat national de médecine générale et la Fédération nationale des cliniques privées ont formulé cette demande dans un communiqué publié le 28 juillet 2026.

Des tarifs proposés à 200 et 300 dirhams

Les organisations demandent que la tarification de référence soit actualisée sur la base de 200 dirhams pour une consultation chez un médecin généraliste et de 300 dirhams chez un spécialiste.

Elles souhaitent également une révision des tarifs de référence des lits d’hospitalisation, des soins intensifs et de la réanimation.

La tarification nationale de référence sert de base au remboursement des soins par l’Assurance maladie obligatoire. Les professionnels estiment que son maintien au niveau de 2006 ne suit pas l’évolution du coût des prestations médicales.

Les professionnels évoquent un reste à charge supérieur à 54%

Saâd Akoumi, président fondateur du Rassemblement syndical national des médecins spécialistes du secteur privé, affirme que les citoyens supportent directement plus de 54% du coût des soins en raison de l’absence d’actualisation des tarifs de référence.

Il indique également que la consultation médicale représente 3,5% du budget consacré par la Caisse nationale de sécurité sociale à la couverture sanitaire.

Les organisations considèrent qu’une meilleure prise en charge de la consultation favoriserait la prévention, l’orientation du patient et le diagnostic précoce.

La Haute Autorité de santé appelée à traiter le dossier

La Haute Autorité de santé a achevé sa structuration après la nomination de son président en octobre 2024 et celle des membres de son conseil d’administration en juin 2026.

Les organisations du secteur privé estiment que cette nouvelle configuration doit permettre de relancer la révision de la tarification nationale de référence et l’actualisation des normes encadrant l’offre de soins.

Elles demandent également que l’évolution du nombre de personnes couvertes par l’AMO s’accompagne d’une adaptation du panier de soins remboursés.

Avec Le Matin

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page
×