Moulay Ahmed Ouazzani: Accompagnement, innovation et SoftPOS, le trio gagnant de Damane Payment

Dans un marché de l’acquisition monétique qui s’ouvre à de nouveaux acteurs, Damane Payment entend se démarquer par la proximité avec les commerçants, le conseil et des solutions adaptées. Entre baisse des coûts, montée du SoftPOS et nécessité de rassurer commerçants comme porteurs de cartes, Moulay Ahmed Ouazzani, membre du directoire en charge du pôle monétique chez Damane Cash, détaille la stratégie d’un acteur qui veut peser par son impact sur l’écosystème.
Moulay Ahmed Ouazzani: membre du directoire en charge du pôle monétique Damane Cash
CONSONEWS: Quels sont les services que vous proposez chez Damane Payment?
Moulay Ahmed Ouazzani: Nous proposons d’abord les services classiques, comme le TPE pour les commerces standards mais notre offre va plus loin : nous mettons aussi à disposition des mini-TPE, des solutions de paiement e-commerce, du paiement en ligne, du lien de paiement envoyé par e-mail et plus récemment le SoftPOS qui permet de transformer un téléphone mobile en terminal de paiement.
Le marché marocain de l’acquisition monétique s’ouvre progressivement à de nouveaux acteurs. Dans ce contexte concurrentiel, quelle est la valeur ajoutée de Damane Payment?
Notre valeur ajoutée est très claire : nous voulons être au plus près de nos commerçants. Cela passe d’abord par le conseil, l’accompagnement et une forte réactivité en cas de besoin. L’objectif est de bien comprendre les besoins spécifiques de chaque client en matière de paiement, de concevoir avec lui la solution la plus adaptée, puis d’assurer un suivi de proximité. La satisfaction du client est essentielle, car on ne peut durer que si l’on répond réellement à ses attentes. Et bien sûr, l’innovation fait aussi partie de cette valeur ajoutée : les technologies évoluent très vite, et nous devons proposer ce qui se fait de mieux sur le marché.
Le cash reste très présent au Maroc. Selon vous, quel est aujourd’hui le principal frein à l’adoption du paiement électronique par les commerçants ?
Il y a plusieurs freins. D’abord, le commerçant a besoin d’être rassuré : il veut savoir que son chiffre d’affaires sera bien reversé rapidement. Le porteur de carte, lui aussi, veut être certain qu’il ne sera pas débité à tort. Il y a également la question des commissions qui peut encore freiner certains petits commerçants. Toutefois, les marges ont déjà baissé et d’autres évolutions sont encore à l’étude. Par ailleurs, il existe aussi des solutions moins coûteuses comme le SoftPOS. C’est une réponse intéressante car elle permet de transformer un téléphone déjà disponible en terminal de paiement, simplement en installant une application. Ce sont des innovations qui peuvent réellement élargir l’acceptation.
Vous misez sur la technologie du SoftPOS, pourquoi?
Le SoftPOS. C’est une innovation récente au Maroc qui répond à un vrai besoin. Pour qu’elle fonctionne, il faut un travail d’explication et de pédagogie auprès des commerçants. Ce n’est pas une solution à déployer partout sans distinction : elle s’adresse surtout aux petits commerçants, aux livreurs, aux professionnels mobiles, bref à tous ceux pour qui la réduction des coûts et la mobilité sont essentielles. L’idée est d’accepter les paiements sans s’encombrer d’un terminal classique puisque le téléphone est déjà dans la poche.
Dans cinq ans, quel indicateur vous permettra de dire que Damane Payment a réussi son pari ?
Le plus important sera l’impact que nous aurons eu sur l’écosystème marocain. Bien sûr, il y a la part de marché, les volumes et les chiffres. Mais au fond, ce qui comptera vraiment, c’est d’avoir innové, créé de nouveaux usages et contribué à la digitalisation et à l’inclusion des commerçants. C’est cela qui nous dira si nous avons réellement réussi.
