À Doukkala, les agriculteurs placent l’eau et les coûts de production au cœur des législatives 2026

À l’approche des élections législatives de 2026, les agriculteurs de Doukkala placent la rareté de l’eau, la hausse des coûts de production et les effets du changement climatique parmi leurs principales préoccupations.
La succession des années de stress hydrique et le recul des ressources conventionnelles pèsent sur les cultures irriguées et le cheptel. Les professionnels évoquent aussi le renchérissement des intrants et du transport, ainsi que le manque de main-d’œuvre agricole.
Des dotations d’irrigation jugées essentielles
Les agriculteurs interrogés demandent la poursuite des efforts de mobilisation de l’eau et une utilisation plus rationnelle de la ressource. Ils soulignent que la régularité des dotations destinées à l’irrigation est indispensable pour stabiliser les cultures stratégiques et préserver les arbres fruitiers.
Ils appellent également les partis à présenter des mesures claires pour assurer la disponibilité du fourrage et des aliments du bétail, afin de préserver le cheptel et la continuité des filières du lait et des viandes rouges.
Le dessalement et la mécanisation attendus
Le manque de main-d’œuvre conduit les professionnels à réclamer une stratégie intégrée de mécanisation. Celle-ci passerait par un accès facilité aux machines et aux équipements techniques modernes, avec l’objectif d’améliorer le rendement des exploitations.
Les attentes portent aussi sur l’accélération des projets de dessalement destinés à l’agriculture. Ces nouvelles ressources pourraient réduire la pression exercée sur les eaux de surface stockées dans les barrages et contribuer à maintenir l’activité agricole.
Intrants et logistique réduisent les marges
La hausse du prix des fertilisants et des engrais touche particulièrement les petits et moyens agriculteurs. Les frais d’acheminement et de transport des récoltes, notamment de la betterave sucrière vers les unités de transformation, réduisent également leurs marges.
Les professionnels demandent donc des mesures susceptibles d’alléger le coût des intrants et des services logistiques. La formation, l’accompagnement technique et le soutien à l’acquisition des aliments pour bétail figurent aussi parmi leurs priorités.
Des programmes électoraux attendus sur des mesures applicables
Les partis politiques accordent une place au secteur agricole dans leurs programmes, avec des propositions touchant l’investissement, la commercialisation, le revenu des professionnels et la résilience climatique. Plusieurs formations évoquent aussi la recherche scientifique et l’orientation de l’investissement vers les besoins du marché intérieur.
Au-delà des annonces, les agriculteurs attendent des dispositifs précis et applicables capables de préserver la rentabilité des exploitations et la continuité des principales chaînes de production.
Avec MAP
