Casablanca: 16 milliards de dirhams déjà consacrés à la mobilité, le Maârif prépare sa revitalisation

Redynamiser Le Maaraif ne consiste pas seulement à refaire les trottoirs ou l’éclairage. Le quartier concentre commerces, logements, services et flux automobiles ; sa revitalisation suppose donc d’agir simultanément sur l’espace public, l’activité économique, la culture et la mobilité.

L’arrondissement prépare un programme de réhabilitation portant sur les infrastructures de base, l’éclairage public, les espaces verts et les marchés de proximité, notamment le grand marché du Maârif et celui de Rivera. Le nouveau plan d’aménagement doit également permettre d’engager des procédures d’expropriation pour utilité publique tout en maintenant sur place les commerçants concernés.

Des équipements publics tournés vers la jeunesse

Le centre culturel Mohamed Zafzaf a été réhabilité et le centre Ahmed Sabri consacré aux associations a été inauguré. De nouveaux théâtres et équipements sportifs sont annoncés. Un espace de gaming gratuit a aussi ouvert au centre Zafzaf, tandis qu’une plateforme INDH consacrée à la formation et aux métiers numériques doit prendre place dans l’ancienne bibliothèque.

L’enjeu est de transformer les équipements publics en lieux d’apprentissage et d’insertion. Mais leur utilité dépendra de leur fréquentation réelle, de la qualité des programmes et de leur accessibilité pour les jeunes du quartier.

La congestion reste le verrou principal

La mobilité demeure le problème le plus pressant de la métropole. Sur les 33 milliards de dirhams du Plan de développement du Grand Casablanca, 16 milliards ont été consacrés aux transports, au tramway et aux infrastructures routières. Malgré cet effort, les embouteillages continuent de pénaliser habitants, salariés et commerçants au-delà des heures de pointe traditionnelles.

La feuille de route évoque de nouveaux ponts, trémies et transports collectifs. Le risque serait toutefois de réhabiliter un centre commercial et culturel sans résoudre son accessibilité. Un quartier attractif mais saturé peut rapidement perdre les bénéfices de sa rénovation. À Casablanca, la réussite urbaine se mesurera autant à la qualité des lieux qu’au temps nécessaire pour les atteindre.

Avec Challenge

↑
Quitter la version mobile