Le crédit bancaire continue de gagner du terrain au Maroc. En décembre 2025, l’encours des crédits accordés au secteur non financier a vu son rythme de progression annuelle s’accélérer à 8%, selon les dernières statistiques monétaires publiées par Bank Al-Maghrib (BAM).
Cette accélération est portée principalement par la hausse des concours au secteur public, tandis que le secteur privé poursuit une progression plus modérée.
Le secteur public en forte hausse, dopé par les projets structurants
BAM indique que les crédits au secteur public ont progressé de 10,9% sur un an, constituant le principal moteur de la dynamique globale.
Dans ce segment, les prêts accordés aux administrations locales se distinguent nettement : ils affichent une hausse spectaculaire de 56,8%, après une quasi-stagnation (+0,6%) auparavant. Cette envolée est liée, selon la banque centrale, aux financements mobilisés pour des projets majeurs, notamment le dessalement de l’eau de mer et l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV).
Le crédit au secteur privé progresse, mais à un rythme contenu
Du côté du secteur privé, la croissance des crédits ressort à 3,9%, contre 3,7% précédemment.
Dans le détail :
- les crédits aux sociétés privées augmentent de 3%, après 2,3% ;
- les crédits aux ménages progressent de 3,6%, après 3,4%.
Crédit à l’équipement en nette hausse, recul des facilités de trésorerie
Par type de crédit, BAM relève une progression de la plupart des catégories, à l’exception des facilités de trésorerie, dont le repli s’accentue à -4,9%.
Les évolutions les plus marquantes concernent :
- les crédits à l’équipement, en hausse de 20,4% après 16,2% ;
- les prêts à l’immobilier, en hausse de 3,4% après 3% ;
- les crédits à la consommation, en progression de 5%, contre 4,7% auparavant.
Créances en souffrance : ralentissement et baisse du ratio
Enfin, les créances en souffrance (CES) affichent un ralentissement de leur progression annuelle, à 3,1% en décembre, après 5,8% en novembre.
Leur ratio rapporté au crédit s’établit à 8%, contre 8,7% un mois plus tôt, traduisant une amélioration relative de cet indicateur.

