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Ramadan 2026 : un marché publicitaire stable, toujours dominé par la télévision

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Les dix premiers jours du Ramadan 2026 confirment la solidité du marché publicitaire marocain, sans pour autant marquer une véritable phase d’expansion. Selon les données publiées par l’Observatoire Marocain Les Impériales (OMLI), les investissements publicitaires ont atteint 425 millions de dirhams, contre 421 millions à la même période en 2025, soit une progression limitée à 1 %.

Cette évolution modérée reflète davantage un marché stabilisé qu’une dynamique de croissance. Dans un contexte économique marqué par une certaine prudence budgétaire, les annonceurs privilégient désormais l’optimisation et la rationalisation de leurs dépenses publicitaires plutôt qu’une hausse significative des investissements.

Le mois de Ramadan reste néanmoins un moment clé pour l’industrie des médias et de la communication. Les changements de rythme de vie et la forte consommation de contenus, notamment pendant la période du Ftour, continuent de générer des audiences élevées qui stimulent les campagnes publicitaires.

L’analyse de la répartition des investissements confirme la domination persistante de la télévision, qui capte plus de 65 % des budgets publicitaires durant cette période. Même si sa part recule légèrement par rapport à 2025, la télévision reste de loin le média central des stratégies de communication pendant Ramadan, portée par la puissance d’audience des grandes chaînes.

Derrière la télévision, l’affichage et la radio constituent les principaux supports complémentaires, avec respectivement un peu plus de 13 % et 12 % des investissements. Le digital poursuit pour sa part sa progression et atteint près de 7 % du marché, tandis que la presse continue de perdre du terrain, confirmant une tendance structurelle à la baisse.

Les données révèlent également une évolution notable dans la structure du marché. Le nombre d’annonceurs recule sur plusieurs supports, notamment la télévision et la presse, alors que les volumes d’investissement restent relativement stables. Cette situation traduit une concentration croissante des budgets entre les mains d’acteurs majeurs, capables d’investir davantage, tandis que les petits annonceurs réduisent leurs dépenses ou réorientent leurs stratégies vers d’autres canaux.

Sur le plan sectoriel, plusieurs mouvements significatifs se dessinent. Le secteur alimentaire reste largement dominant et représente près de 40 % des investissements publicitaires, même si sa part recule légèrement. Les télécommunications conservent la deuxième place malgré une baisse modérée.

À l’inverse, certains secteurs enregistrent des progressions marquées. Les assurances connaissent une forte hausse de leurs investissements publicitaires, tout comme le secteur automobile et transport et celui des produits d’entretien. D’autres segments historiquement dynamiques affichent en revanche un recul notable, notamment la banque, la distribution et l’hygiène-beauté, signe d’arbitrages budgétaires plus stricts.

Pour l’Observatoire Marocain Les Impériales, ces tendances traduisent un marché publicitaire qui reste solide mais de plus en plus sélectif. Ramadan demeure un moment stratégique pour les marques, mais l’industrie semble entrer dans une phase de réalignement où la performance, l’efficacité et la concentration des investissements deviennent les principaux moteurs des stratégies de communication.

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