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Formation continue à l’université: les salariés devront payer de 5.000 à 20.000 dirhams par an

Des frais annuels allant jusqu’à 20.000 dirhams

Les formations continues à horaire aménagé dans les universités publiques marocaines deviennent payantes pour les salariés et les fonctionnaires.

La tarification harmonisée prévoit jusqu’à 5.000 dirhams par an pour une licence, 15.000 dirhams pour un master et 20.000 dirhams pour un cursus doctoral. Sur plusieurs années, le coût total peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de dirhams, voire 80.000 dirhams pour certains diplômes spécialisés ou masters exécutifs.

Une mesure contestée par les syndicats et les étudiants

L’entrée en vigueur de ces frais suscite une forte contestation parmi les syndicats enseignants, les organisations de défense des droits et les représentants des étudiants.

Les opposants à la mesure dénoncent une barrière financière pour les travailleurs souhaitant reprendre leurs études, notamment ceux rémunérés au salaire minimum ou appartenant aux catégories inférieures de la classe moyenne.

Plusieurs établissements cherchent des solutions juridiques ou des dérogations afin d’exonérer une partie des professionnels inscrits.

Une exonération ciblée envisagée pour les bas revenus

La Conférence des présidents d’universités préconise une exonération ciblée au profit des personnes dont les revenus ne dépassent pas le SMIG.

Cette piste reste toutefois critiquée, car elle laisserait de côté une partie des salariés modestes confrontés à la fois à la hausse du coût de la vie et au financement de leur formation.

Le ministère défend le maintien de la gratuité initiale

Le ministère de tutelle affirme que le caractère payant du temps aménagé ne remet pas en cause la gratuité de l’enseignement public initial, réservée aux étudiants à plein temps.

Les recettes des cursus professionnels doivent, selon les autorités, contribuer à la modernisation des infrastructures, au recrutement d’enseignants vacataires et à l’amélioration de l’encadrement pédagogique et scientifique.

Face au risque de renoncement aux études pour certains salariés, plusieurs universités travaillent également à la mise en place de mécanismes internes de soutien social.

Avec Al Akhbar

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