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Transport de marchandises: une grève illimitée annoncée à partir du 14 septembre

Un mouvement annoncé à partir du 14 septembre

Près d’une vingtaine de centrales syndicales représentant les transporteurs routiers de marchandises pour le compte d’autrui annoncent une grève illimitée à partir du lundi 14 septembre.

Les organisations ont saisi le gouvernement et plusieurs ministères à travers un cahier revendicatif portant sur la fiscalité, les aides au renouvellement du parc et le soutien au carburant.

La retenue à la source sur la TVA contestée

Les transporteurs dénoncent la retenue à la source de 75 % sur la taxe sur la valeur ajoutée, qu’ils jugent pénalisante pour leur trésorerie.

Ils mettent également en avant l’écart entre la TVA de 10 % appliquée aux prestations de transport et le taux de 20 % payé sur leurs achats. Selon les professionnels, cette différence entretient un crédit de TVA difficile à résorber.

Une prime à la casse de 170.000 dirhams jugée insuffisante

Les syndicats contestent également le niveau des aides destinées au renouvellement du parc de poids lourds.

La prime à la casse est plafonnée à 170.000 dirhams, alors que le prix d’un camion neuf dépasse 1,2 million de dirhams. Les professionnels demandent que la subvention puisse aussi couvrir l’achat de véhicules d’occasion récents.

Ils dénoncent par ailleurs l’obligation de reverser une TVA de 20 % sur les aides perçues, qui placerait certaines entreprises en situation d’irrégularité fiscale et sociale faute de trésorerie.

Des retards signalés dans le soutien au carburant

Le soutien direct au carburant accumule plusieurs quinzaines de retard de paiement, selon les syndicats.

Les transporteurs réclament une revalorisation du barème, jugé trop faible face au prix du gasoil, ainsi qu’un versement mensuel régulier.

Le dialogue social présenté comme la voie pour éviter le blocage

Les professionnels dénoncent l’absence de concertation avec les ministères concernés et menacent de bloquer des axes stratégiques et des zones portuaires.

La Confédération générale des entreprises du Maroc insiste de son côté sur l’importance du dialogue social afin d’éviter une interruption des chaînes logistiques.

Avec L’Economiste

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