Food-BoissonsNewsslide

TVA alimentaire: 57% des consommateurs marocains ignorent les règles appliquées

Une taxe intégrée au prix mais presque invisible pour celui qui la paie: 57% des réponses recueillies lors d’une étude sur la TVA alimentaire correspondent à «Je ne sais pas». Seules 24% sont exactes, alors que l’alimentation absorbe plus de 38% du budget des ménages marocains.

Il s’agit des résultats de l’étude «Qui connaît la TVA au Maroc? Disparités sociales et traitement fiscal des produits alimentaires», signée par quatre chercheurs des universités Moulay Ismaïl et Hassan II. Le module analysé porte sur 594 répondants interrogés à Casablanca et dans les localités voisines.

Huit produits alimentaires testés

Les participants devaient identifier le traitement fiscal du pain, de la volaille, du lait, des oignons et tomates, des autres légumes, du sucre, de l’huile et des pâtes. Les cinq premiers ont été classés par les chercheurs parmi les biens sans taux positif, tandis que le sucre supporte 8% et l’huile et les pâtes 10%.

Les auteurs précisent qu’un produit classé à 0% dans l’étude n’est pas nécessairement soumis juridiquement à un taux nul: il peut être exonéré ou situé hors du champ de la TVA.

Le sucre n’est correctement identifié que par 2,2% des répondants

Le taux de réponses exactes atteint 47,1% pour les autres légumes, 45,3% pour les oignons et tomates et 38,7% pour le pain. Il tombe à 23,9% pour la volaille et à 21,7% pour le lait.

La connaissance est encore plus faible pour les produits taxés: 18,2% des répondants identifient correctement le taux de l’huile, 17,8% celui des pâtes et seulement 2,2% celui du sucre. Au total, 39,9% des observations obtiennent un score nul et 76,7% un score inférieur ou égal à 0,4.

Un besoin d’information au moment de l’achat

Les chercheurs proposent des repères officiels actualisés par catégorie, un affichage expérimental en rayon ou sur le ticket de caisse et des contenus courts en darija. Ces dispositifs devraient être testés avant leur généralisation afin d’en mesurer l’efficacité.

L’enquête ne représente toutefois pas l’ensemble des ménages marocains: elle a été menée dans la région de Casablanca et certaines réponses peuvent renvoyer à des règles antérieures à la réforme de la TVA. Les auteurs recommandent donc une enquête nationale probabiliste.

Avec Le360

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page
×