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Résidences touristiques : la FNPI réclame des contrats transparents et une fiscalité plus attractive

Les résidences immobilières de promotion touristique peinent à se développer malgré la progression de la fréquentation et des recettes touristiques au Maroc. Ce produit, conçu notamment pour mobiliser l’épargne privée et accroître les capacités d’hébergement, demeure freiné par ses conditions d’exploitation.

Des contraintes pratiques plutôt qu’un problème de statut

Dans son diagnostic, la Fédération nationale des promoteurs immobiliers estime que le blocage ne tient pas principalement à la structure juridique du produit, mais à son application. Elle relève des montages juridiques opaques, une forte dépendance envers les sociétés de gestion et des mécanismes fiscaux jugés plus favorables aux promoteurs qu’aux particuliers qui investissent.

Une confusion persiste également chez certains acquéreurs, qui assimilent ces biens à de simples résidences secondaires. Or leur exploitation reste liée à une vocation touristique et à des obligations de gestion spécifiques.

Trois axes proposés pour relancer le marché

La FNPI propose d’abord une flexibilité d’exploitation mesurée, tout en maintenant la destination touristique des résidences. Elle demande ensuite davantage de sécurité juridique et une meilleure gouvernance grâce à des contrats plus clairs. Le troisième axe porte sur un ajustement de la fiscalité afin d’améliorer la rentabilité des investisseurs individuels.

Ces difficultés affectent l’ensemble de la chaîne. Les promoteurs font face à une commercialisation plus lente, les gestionnaires à des exigences renforcées de professionnalisme et les acquéreurs à la nécessité d’évaluer précisément la solidité juridique et la rentabilité de leur placement.

Un levier potentiel pour accroître l’hébergement

L’augmentation attendue du nombre de voyageurs suppose de diversifier les capacités d’accueil au-delà de l’hôtellerie classique. Les résidences touristiques peuvent contribuer à cet objectif si les investisseurs disposent de règles lisibles, de contrats standardisés et d’une application rigoureuse de la loi.

Selon le diagnostic présenté, la relance du produit ne nécessite pas une refonte complète de la législation, mais une action coordonnée de l’État, des promoteurs et des gestionnaires pour sécuriser l’investissement et rétablir la confiance.

Avec Le360

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