Aide sociale: l’allocation minimale passera de 500 à 600 DH en 2027 avant d’atteindre 1.000 DH

Une aide sociale est juste lorsqu’elle atteint les ménages qui en ont réellement besoin, sans sanctionner ceux dont le revenu varie temporairement. Le PLF 2027 veut donc faire évoluer le ciblage des allocations vers le revenu réellement disponible.
Le dispositif doit progressivement abandonner l’indice socio-économique comme critère principal au profit d’une déclaration sociale globale des revenus. Pendant la transition, l’indice restera utilisé comme outil complémentaire, les données disponibles n’étant pas encore jugées suffisamment fiables.
Les revenus saisonniers feront l’objet d’un traitement spécifique
Une variation occasionnelle ou saisonnière de revenu ne devrait plus provoquer automatiquement la perte de l’aide. L’éligibilité pourra aussi être rétablie après une perte involontaire d’emploi, sans imposer une durée minimale de non-déclaration auprès de la CNSS.
Une prime exceptionnelle est prévue pour encourager l’accès à un emploi déclaré et éviter que la reprise d’activité soit immédiatement pénalisée par la disparition des prestations.
Une hausse progressive jusqu’à 1.000 DH
L’allocation mensuelle minimale passera de 500 à 600 dirhams en 2027. Une trajectoire pluriannuelle prévoit ensuite de la porter à 1.000 dirhams. Les aides liées à l’enfance doivent également connaître une deuxième revalorisation.
Le nombre exact de ménages touchés par la révision du ciblage n’est pas encore précisé. Le calendrier de généralisation de la déclaration globale des revenus reste lui aussi à arrêter.
La gestion transférée à l’Agence nationale de soutien social
L’Agence nationale de soutien social reprendra les fonctions exercées jusqu’ici par la CNSS et la CNRA. La migration des systèmes d’information vers une infrastructure souveraine doit commencer en décembre.
Deux représentations territoriales doivent ouvrir à Sidi Kacem et Taounate avant la fin de l’année. En 2027, un assistant virtuel fondé sur l’intelligence artificielle et le dépôt électronique des justificatifs doivent compléter le dispositif, avec des expérimentations locales concernant la santé, la scolarisation et l’accès à l’emploi.
