L’Organisation Démocratique du Travail (ODT) exprime son inquiétude face à la hausse du coût de la vie et appelle le gouvernement à prendre des mesures préventives pour protéger le pouvoir d’achat des ménages. Cette alerte intervient dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Selon les déclarations relayées par le quotidien Assabah, le syndicat suit de près l’évolution de la situation internationale et ses conséquences sur l’économie marocaine. L’ODT rappelle que le Maroc dépend fortement des importations énergétiques, qui couvrent près de 94 % des besoins du pays, ce qui rend l’économie nationale particulièrement sensible aux fluctuations des prix du pétrole et du gaz.
Le syndicat estime que si le prix du baril de Brent venait à dépasser 100 dollars, l’inflation pourrait dépasser 6 %, ce qui aurait des effets directs sur les ménages, notamment les classes moyennes et les catégories sociales les plus vulnérables. Une telle situation pourrait également accentuer les tensions sociales.
L’ODT souligne également que la hausse du coût de la vie se fait particulièrement sentir pendant la période de Ramadan, avec des augmentations observées sur plusieurs produits alimentaires, notamment les fruits, les légumes, les viandes rouges et blanches ainsi que le poisson.
Face à ces risques, l’organisation syndicale appelle les autorités à anticiper les effets d’une éventuelle crise énergétique et à mettre en place une feuille de route destinée à renforcer la sécurité énergétique du pays. Parmi les mesures proposées figure la constitution de réserves stratégiques couvrant environ 90 jours de consommation pour la majorité des produits pétroliers.
Le syndicat recommande également d’examiner des mesures fiscales et douanières susceptibles d’atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur l’économie nationale.
Enfin, l’ODT suggère la création d’une cellule gouvernementale de gestion de crise, placée sous la responsabilité directe du chef du gouvernement, afin d’assurer un suivi permanent de la situation internationale et de permettre une réaction rapide en cas d’évolution défavorable des marchés énergétiques.

