Melon : le Maroc intègre le Top 15 mondial en valeur de production

La filière marocaine du melon franchit un nouveau cap. En 2024, le Royaume s’est hissé à la 14ᵉ place mondiale en valeur de production, avec 89,9 millions d’euros, selon une analyse réalisée par Hortoinfo à partir des données de FAOSTAT, la base statistique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
À l’échelle mondiale, la valeur de la production de melon a atteint un niveau historique de 13,79 milliards d’euros en 2024, confirmant le poids économique croissant de cette culture sur les marchés internationaux.
Sans surprise, la Chine domine largement le classement avec une production valorisée à 8,05 milliards d’euros, soit plus de la moitié de la valeur mondiale. Elle devance l’Inde (1,16 milliard d’euros) et la Turquie (396,1 millions d’euros).
Le Japon occupe la quatrième place avec 391,9 millions d’euros, devant les États-Unis (347,5 millions d’euros) et l’Espagne, premier producteur européen en valeur, avec 282,5 millions d’euros.
Le Brésil figure également parmi les principaux producteurs mondiaux, tandis que le Honduras se classe onzième avec 152,5 millions d’euros.
Avec 89,9 millions d’euros, le Maroc se positionne au 14ᵉ rang mondial, devant plusieurs producteurs historiques, confirmant la montée en puissance de sa filière maraîchère à forte valeur ajoutée.
Cette performance s’explique notamment par le développement des cultures destinées à l’exportation, l’amélioration des techniques de production, la maîtrise de l’irrigation ainsi que la proximité géographique des marchés européens.
Contrairement à certains grands producteurs dont la récolte est essentiellement absorbée par la consommation intérieure, une part importante du melon marocain est destinée à l’export, en particulier vers l’Union européenne, où la qualité des fruits, les calendriers de production et la performance logistique constituent des avantages compétitifs.
Les données publiées par Hortoinfo reposent sur les statistiques consolidées de la FAO pour l’année 2024, converties en euros sur la base du taux de change de clôture de l’exercice.
