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Virus détecté chez la sardine en Afrique du Sud: aucun risque établi pour la filière marocaine

Un virus confirmé dans des sardines sud-africaines

La détection d’un pilchard herpesvirus, ou PHV, chez des sardines touchées par un épisode de mortalité en Afrique du Sud a suscité des interrogations sur les conséquences possibles pour les autres pays producteurs. Le matériel viral a été confirmé le 14 août 2026 à la suite d’analyses menées sur des poissons collectés dans les zones concernées.

Sur 75 sardines testées, 15 se sont révélées positives. Les dix charges virales les plus élevées ont été mesurées parmi les poissons provenant de l’épisode de mortalité. Les analyses génétiques font apparaître une proximité de 99,7% avec une souche identifiée en Australie dans les années 1990.

La présence du virus n’explique pas seule la mortalité

La détection du PHV ne suffit toutefois pas à établir qu’il constitue l’unique cause de la mortalité observée. Les scientifiques prennent également en compte plusieurs facteurs environnementaux susceptibles d’affaiblir les poissons, comme le manque d’oxygène, les proliférations d’algues ou des conditions océaniques défavorables.

Les analyses n’ont pas mis en évidence de toxine paralysante. Le virus n’est par ailleurs pas considéré comme un agent présentant un risque pour la santé humaine.

Aucun cas signalé dans les eaux marocaines

À ce stade, aucun cas de PHV n’a été signalé dans les eaux marocaines. Aucun élément scientifique ne permet non plus d’établir une transmission vers le Maroc par l’intermédiaire d’importations ou des échanges de produits de la mer.

Les autorités n’ont annoncé ni suspension de la pêche ou de la transformation de la sardine, ni restriction commerciale, ni mesure sanitaire exceptionnelle. La situation sud-africaine appelle surtout à maintenir une veille scientifique et sanitaire proportionnée.

La surveillance reste le principal enjeu

Les recommandations portent sur le renforcement de la surveillance moléculaire, des capacités d’analyse en laboratoire et du signalement rapide d’éventuelles mortalités inhabituelles. La clarification des protocoles appliqués par l’Institut national de recherche halieutique permettrait aussi de rassurer les opérateurs et les consommateurs.

La filière marocaine continue entre-temps son activité. À fin juillet, les débarquements de poissons pélagiques ont progressé de 10,6% en volume et de 1,1% en valeur, tandis que la valeur moyenne par tonne a reculé de 8,6%. Ces indicateurs ne font apparaître aucune rupture liée à l’épisode observé en Afrique du Sud.

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