Thons destinés à la consommation: une étude identifie 1.618 parasites dans 53 poissons

Une autopsie complète de 53 thons listao
Des chercheurs de l’Université fédérale de Santa Catarina, au Brésil, ont examiné 53 thons listao destinés à la consommation. Les poissons, capturés au large du pays en 2019 et 2021, ont fait l’objet d’une autopsie complète dans le cadre d’une étude publiée en mars 2026 dans la revue Ocean and Coastal Research.
Les scientifiques ont dénombré 1.618 parasites. Au total, 96% des poissons analysés étaient infectés par au moins un organisme parasite.
Des parasites retrouvés jusque dans les muscles
La répartition observée montre 596 parasites dans les intestins, 408 dans l’estomac et 105 dans le foie. Les chercheurs en ont également identifié 441 dans les muscles, c’est-à-dire dans la partie consommée du poisson.
Des parasites étaient présents dans la chair de 58,5% des thons de l’échantillon. Cette localisation retient particulièrement l’attention, car elle les rend plus susceptibles de se retrouver dans les portions commercialisées.
Trois groupes identifiés
L’étude mentionne des parasites appartenant à trois genres : Anisakis, qui regroupe des nématodes, Trypanorhyncha, associé à des cestodes, et Rhadinorhynchus, qui appartient aux acanthocéphales.
Parmi ces trois groupes, Anisakis et Trypanorhyncha sont susceptibles d’infecter l’être humain. La présence de parasites ne signifie toutefois pas que chaque poisson contaminé entraînera une infection, le niveau de risque dépendant notamment de l’espèce concernée et des conditions de préparation.
Éviscération rapide et contrôles sanitaires
Les auteurs mettent en avant l’intérêt d’une éviscération rapide après la capture. Cette opération limite la migration éventuelle de parasites depuis les organes digestifs vers les muscles.
Ils insistent également sur la nécessité de contrôles sanitaires stricts tout au long de la chaîne de commercialisation. Les résultats portent sur un échantillon limité de thons pêchés au large du Brésil et ne peuvent donc pas être généralisés automatiquement à l’ensemble des produits commercialisés dans le monde.
Source : Science & Vie
