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Immobilier: les transactions repartent au deuxième trimestre et Daam Sakane dépasse 100.000 bénéficiaires

Le marché immobilier marocain esquisse une reprise après un début d’année difficile. Au deuxième trimestre 2026, le nombre de transactions a progressé de 11% par rapport aux trois premiers mois, tandis que les prix ont augmenté de 0,7%, sous l’effet notamment d’une hausse de 1% dans le résidentiel.

Ce redressement intervient après une contraction marquée au premier trimestre. Les transactions avaient reculé de 38,4% dans le résidentiel, de près de 46% dans le foncier et de 40,2% pour les biens à usage professionnel par rapport à la fin de 2025.

Des marchés locaux à plusieurs vitesses

La reprise reste très inégale. Dans des secteurs recherchés comme Casablanca Finance City ou Hay Ryad à Rabat, la demande excède l’offre et entretient la hausse des prix de vente et des loyers. Dar Bouazza, Zenata et Bouskoura bénéficient également d’une demande soutenue pour les appartements et les villas.

Cette géographie confirme que le marché national ne suit pas une trajectoire uniforme. Les zones disposant d’infrastructures, de services et d’une forte attractivité économique se redressent plus vite, alors que l’accessibilité financière continue de limiter la demande dans une grande partie du pays.

Daam Sakane franchit le seuil des 100.000 bénéficiaires

Le programme d’aide directe au logement a dépassé 100.000 bénéficiaires et vise 200.000 attributions d’ici son terme en 2028. Le dispositif soutient particulièrement le logement économique, social et rural et encourage de petits et moyens promoteurs à investir dans des localités périphériques jusque-là moins desservies.

Le département de l’Habitat a par ailleurs identifié plus de 33.000 douars, regroupant près de quatre millions d’habitants, susceptibles d’accueillir des centres émergents. L’objectif est de réduire les disparités territoriales et la pression qui s’exerce sur les grandes métropoles.

La reprise des transactions constitue un signal favorable, mais elle ne suffit pas encore à parler d’un retournement durable. Le véritable test sera la capacité de l’offre à rejoindre la demande solvable sans accentuer la fracture entre les zones très recherchées et les territoires où l’accès au logement reste dépendant du soutien public.

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