Newsslide

Mondial 2030: le gouvernement projette 840.000 emplois et 21,2% d’investissement supplémentaire au Maroc

Le Mondial 2030 est présenté comme un accélérateur économique, mais l’ampleur des promesses impose une lecture attentive des chiffres. Le gouvernement projette plus de 840.000 emplois et une hausse cumulée de 21,2% de l’investissement national entre 2023 et 2030.

Fouzi Lekjaa a précisé devant la Commission des finances que l’État financera les infrastructures structurantes, la formation et les équipements durables, tandis que la FIFA prendra en charge l’organisation opérationnelle de la compétition. Les retombées attendues portent sur l’investissement, les devises, l’emploi et la modernisation des infrastructures.

Six villes hôtes et plus de trente camps de base

Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech, Agadir et Fès accueilleront les rencontres. Plus de trente camps de base seront répartis dans d’autres villes, dont Nador, Al Hoceïma, Ouarzazate, El Jadida et Ifrane.

Le programme comprend le prolongement de la LGV entre Kénitra et Marrakech sur près de 430 kilomètres, des réseaux ferroviaires régionaux, l’extension des aéroports de Marrakech, Agadir, Fès et Tanger ainsi qu’un nouveau terminal, une piste, une tour de contrôle et une connexion LGV à l’aéroport Mohammed V. L’autoroute continentale Rabat-Casablanca et le Grand Stade Hassan II de 115.000 places complètent le dispositif.

Des exonérations jusqu’en 2032

Le PLF 2027 prévoit un régime fiscal et douanier spécifique pour la FIFA, ses filiales, les fédérations et les prestataires accrédités. Les avantages portent notamment sur l’impôt sur les sociétés, certaines retenues, la TVA, les droits d’enregistrement et les équipements importés. Ils pourraient s’étendre jusqu’à fin 2031 ou 2032 selon les bénéficiaires.

Le BTP absorberait plus de la moitié des emplois projetés. Le tourisme vise parallèlement 26 millions de visiteurs, un PIB sectoriel de 189 milliards de dirhams, plus de 156 milliards de recettes et 150.000 emplois additionnels.

Ces projections fixent une ambition ; elles ne constituent pas encore un bilan. Le rendez-vous décisif viendra après 2030 : infrastructures utilisées, emplois maintenus, coûts maîtrisés et bénéfices territoriaux réels. C’est cette trace durable qui permettra de distinguer l’investissement de l’événementiel.

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page
×