Produits enrichis en protéines: alerte sur des aliments souvent ultra-transformés

Les yaourts, barres, boissons et plats mettant en avant leur teneur en protéines ne présentent pas automatiquement un meilleur profil nutritionnel. Une enquête de Foodwatch portant sur dix références relève, selon les produits, des listes d’ingrédients longues et plusieurs marqueurs de l’ultra-transformation.
Des additifs derrière la promesse protéinée
L’organisation a relevé la présence d’amidons modifiés de maïs, de gomme gellane, de carraghénanes, de sirop de glucose ou encore d’édulcorants comme l’acésulfame-K. Elle mentionne également l’ajout de concentrats de protéines ainsi que de protéines hydrolysées, texturées ou isolées industriellement.
Foodwatch estime que la mise en avant des protéines peut produire un effet de halo : cette qualité présentée sur l’emballage améliore la perception globale du produit et détourne l’attention de sa composition complète.
Les besoins sont généralement couverts par une alimentation variée
Les protéines restent indispensables au fonctionnement de l’organisme. L’apport journalier indiqué pour un adulte de plus de 19 ans se situe entre 0,8 et 1 gramme par kilogramme de poids corporel, soit 60 à 75 grammes pour une personne pesant 75 kilogrammes.
Pour la plupart des consommateurs, ces besoins peuvent être atteints avec des aliments courants : œufs, poisson, poulet, fromage, yaourt, fromage blanc, skyr, lentilles, pois chiches, légumes secs, amandes et autres fruits à coque. Le recours à des produits spécialement enrichis n’est donc généralement pas nécessaire.
Un étiquetage de l’ultra-transformation réclamé
Foodwatch demande que l’ultra-transformation soit signalée de manière obligatoire sur la face avant des emballages, en complément du Nutri-Score. Cette demande est portée avec Yuka et France Assos Santé.
Source : Le Progrès
