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Banque mondiale : la croissance du Maroc relevée à 4,1 % en 2026 et en 2027

La Banque mondiale a relevé à 4,1 % sa prévision de croissance pour le Maroc en 2026 comme en 2027. L’estimation, arrêtée le 24 septembre par le bureau de l’économiste en chef pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Afghanistan et le Pakistan, est rapportée par Barlamane.

Cette trajectoire distingue le Royaume dans un ensemble régional désormais attendu en contraction de 0,5 % en 2026. Elle confirme également une prévision de 4,1 % pour 2027, déjà proche du cadrage retenu par le projet de loi de finances, mais issue cette fois d’une institution internationale et étendue aux deux exercices.

Une performance relative dans un environnement dégradé

Le relèvement de la prévision marocaine intervient alors que plusieurs économies de la région subissent un recul de l’activité. Cette comparaison améliore la position relative du Maroc, sans pour autant effacer les vulnérabilités propres à son économie.

L’appareil industriel s’est notamment contracté au deuxième trimestre 2026. La croissance globale devra donc être lue au-delà du seul chiffre du PIB, à travers l’évolution de l’emploi, de l’investissement privé, des revenus et de la consommation des ménages.

Le test du pouvoir d’achat et de l’emploi

Une croissance de 4,1 % ne se traduit pas automatiquement par une amélioration uniforme du quotidien. Son impact dépend de la répartition de la valeur créée, de la capacité des entreprises à recruter et de la maîtrise des prix des produits essentiels, du logement et de l’énergie.

Le véritable indicateur pour les ménages sera donc la qualité de cette croissance. Une progression portée par l’investissement et accompagnée de créations d’emplois durables aura un effet plus visible qu’une hausse concentrée dans quelques secteurs peu intensifs en main-d’œuvre.

Une prévision qui reste soumise aux chocs extérieurs

Comme toute projection, l’estimation de la Banque mondiale reste exposée à l’évolution des prix de l’énergie, à la demande européenne, aux conditions climatiques et au contexte géopolitique. Ces facteurs peuvent rapidement modifier le coût des importations et le rythme des exportations.

Le relèvement constitue ainsi un signal favorable, mais non une garantie. La comparaison régionale souligne la résilience marocaine ; elle ne dispense pas d’examiner la capacité de cette croissance à renforcer concrètement l’emploi et le pouvoir d’achat.

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