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La flambée du prix du pétrole inquiète

Le cours du pétrole Brent a dépassé la barre fatidique des 100 dollars (103,02 $) jeudi 24 février. Dans la loi de finances 2022, le gouvernement a tablé sur un baril de pétrole à 80 dollars. A 55 jours de son exécution, le baril est à 98,19 dollars. Cet article est une revue de presse tirée du journal Les Inscriptions ECO.

Ce jeudi 24 février 2022, le cours du pétrole Brent a dépassé la barre fatidique des 100 dollars pour se situer à 103,02 dollars US. Dans son édition du jour, Les Inspirations ECO souligne qu’en plus du pétrole, les prix de toutes les autres matières premières sont en hausse (bois, blé, acier, fer, cuivre, gaz, etc).

Un phénomène auquel s’est ajouté le renchérissement des coûts du transport, ce qui a entraîné des retards d’approvisionnement et une tension inflationniste dans pratiquement toutes les économies, dont celle du Royaume, qui se trouve désormais rudement malmené, en raison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, dans la loi de finances 2022, le gouvernement a tablé sur un baril de pétrole à 80 dollars. A 55 jours de son exécution, le baril est à 98,19 dollars, soit déjà plus de 18 dollars en plus, ce qui est une somme non négligeable qu’il va falloir trouver au plus vite.

Autre chose: pour rester sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui a entraîné cette flambée des cours du pétrole, l’Ukraine n’est pas un pays lamda pour le Maroc. Il est, en effet, l’un de nos fournisseurs stratégiques de blé. Une denrée d’importance, dont le Royaume a absolument besoin, avec la sécheresse qui se profile à l’horizon. Certes, il y a encore un peu d’espoir avec les dernières pluies de printemps, mais les spécialistes ne sont guère optimistes. Dans le meilleur des cas, ils tablent sur une récolte céréalière de 30 millions de quintaux, contre 80 millions nécessaires chaque année.

A signaler, par ailleurs, que ce conflit entre la Russie et l’Ukraine risque aussi de déteindre sur le prix du gaz naturel, dont le Maroc est désormais un importateur net, suite notamment à la fermeture du Gazoduc Maroc Europe. Pour faire face, il faut activer tous les leviers de la politique économique

Alors, quelles doivent être les priorités du gouvernement d’Akhannouch pour sortir de cette mauvaise passe? «Il faut d’abord tout mettre en œuvre pour que l’approvisionnement du pays à partir de l’étranger se fasse convenablement. Pour ce faire, il faut faire jouer les partenariats avec les pays producteurs qui sont proches», souligne l’économiste Ahmed Azirar.

Concernant les autres actions d’urgence à mener à l’intérieur du pays, Azirar préconise d’agir sur les marges des distributeurs de produits pétroliers, de voir s’il est possible d’agir sur la fiscalité des hydrocarbures pour grignoter sur les marges, de protéger également le transport et les industries qui utilisent le pétrole ou ses dérivées comme combustibles.

Source : Le 360 

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