Communiqués de presse

La digitalisation pourrait générer 2 800 milliards de dollars de commerce mondial supplémentaire en 2031

Une adoption plus rapide des capacités numériques pourrait porter le commerce mondial 6,9 % au-dessus du scénario de référence en 2031, selon l’édition 2026 du rapport Future of Trade de Standard Chartered.

La modélisation réalisée par Oxford Economics chiffre cet écart à 2 800 milliards de dollars d’échanges supplémentaires sur la seule année 2031. Il ne s’agit ni d’un cumul sur la période 2027-2031 ni d’un gain annuel à compter d’aujourd’hui.

L’étude repose sur une enquête menée entre juin et juillet 2026 auprès de 2 100 dirigeants et décideurs d’entreprises multinationales dans 27 marchés, complétée par des scénarios économiques.

Le commerce des services en première ligne

Le commerce des services serait le principal bénéficiaire d’une digitalisation accélérée, avec un niveau supérieur de 11,4 % au scénario de référence en 2031, contre 5,9 % pour les biens.

Les exportations de services fournis par voie numérique ont déjà progressé de 136 % dans le monde entre 2016 et 2025, contre 70 % pour l’ensemble des exportations de biens et de services. Elles représentent désormais 14,7 % du total des exportations.

Le rapport met en avant le rôle des paiements numériques, de la documentation dématérialisée, des systèmes interopérables et de la simplification de la conformité dans la réduction des frictions transfrontalières.

85 % des entreprises de la région anticipent une hausse des coûts

Au Moyen-Orient et en Afrique, les échanges pourraient progresser de 6,7 % au-dessus du scénario de référence grâce à une accélération de la digitalisation.

Dans le même temps, 85 % des entreprises interrogées dans la région anticipent que la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement fera augmenter leurs coûts commerciaux d’au moins 10 %. Cette proportion est la plus élevée parmi les régions couvertes par l’étude.

À l’échelle mondiale, 95 % des entreprises prévoient d’ajuster leurs activités d’approvisionnement au cours des trois à cinq prochaines années. Près de 60 % n’envisagent cependant ni d’entrer sur de nouveaux marchés ni de quitter des marchés existants.

L’interopérabilité reste le premier obstacle

Dans la région Moyen-Orient et Afrique, 79 % des répondants déclarent obtenir des gains mesurables sur au moins une capacité numérique. À l’échelle mondiale, seuls 7 % en enregistrent sur cinq capacités ou davantage.

L’interopérabilité avec les systèmes des partenaires externes est l’obstacle le plus fréquemment cité, par 50 % des répondants. Parmi les entreprises confrontées à des freins réglementaires, 49 % mentionnent les règles de protection et de localisation des données.

La part des accords commerciaux comprenant des dispositions numériques spécifiques est passée de 48 % entre 2015 et 2017 à 62 % entre 2023 et 2025.

Pour les entreprises marocaines, Standard Chartered souligne notamment les enjeux liés à la rapidité de traitement des documents, à l’encaissement des paiements et à la fluidité des expéditions dans la chaîne d’approvisionnement.

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page
×