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Pastèque au Maroc: 557 échantillons conformes, mais les rumeurs font chuter le prix à 1-2 DH/kg

Les 557 échantillons de pastèques prélevés et analysés au Maroc à fin juin 2026 étaient conformes aux normes sanitaires en vigueur, selon l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).

Ces résultats interviennent alors que des vidéos diffusées sur Facebook, TikTok et Instagram attribuent au fruit la présence excessive de pesticides, de vers ou d’autres substances présentées comme dangereuses, sans apporter de preuves scientifiques.

Plus de 5.600 échantillons de fruits et légumes contrôlés

L’ONSSA indique avoir prélevé et analysé plus de 5.600 échantillons de fruits et légumes à fin juin 2026, dont 557 échantillons de pastèques. L’ensemble des prélèvements consacrés à ce fruit s’est révélé conforme.

Les contrôles sont réalisés dans les exploitations agricoles, les marchés de gros, les stations de conditionnement et de stockage, les grandes surfaces ainsi que lors des importations.

L’Office cite également le Système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux de l’Union européenne. Sur 625 notifications enregistrées en 2026 pour des fruits et légumes importés, trois concernaient des produits marocains et aucune la pastèque. Aucun signalement relatif à la pastèque marocaine n’a été enregistré dans ce système depuis 2023.

Le prix de gros recule à 1-2 DH/kg à Casablanca

Selon Abdeloihad Tankiouine, chef du service organisation au marché de gros de Casablanca, le prix de la pastèque est passé de 4-5 dirhams le kilogramme en début de saison à 1-2 dirhams sur le marché de gros. Il dépasse rarement 2 dirhams pour le consommateur final, tandis que la demande reste faible.

Le responsable indique que le marché accueillait auparavant chaque jour 30 à 40 camions et 20 à 30 camions-remorques venus charger la marchandise. Ces volumes ont nettement reculé, tout comme le nombre de véhicules approvisionnant le marché de gros en pastèques.

Des professionnels attribuent la baisse aux rumeurs

Bouazza Kherrati, président de la Fédération nationale des droits du consommateur, affirme qu’aucun élément ne confirme les allégations relayées sur les réseaux sociaux. Il estime que ces rumeurs pourraient servir des intermédiaires qui profiteraient de la baisse des prix pour racheter la marchandise à moindre coût.

Abdeloihad Tankiouine attribue également la méfiance des consommateurs aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Il appelle à renforcer la communication sur les contrôles réalisés par l’ONSSA afin de distinguer les informations vérifiées des rumeurs.

Bouazza Kherrati demande pour sa part davantage de prélèvements auprès des fournisseurs et recommande d’interdire la vente de pastèques découpées lorsque la chaîne du froid et la protection contre les contaminations ne peuvent pas être garanties.

Avec Le Matin

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