Gestion des déchets « Il faut arrimer le Maroc  au Green Deal Européen »

dechets italiens papier digital scandale 12 juillet 2016 service public

 

Transformer notre rapport à la gestion des déchets et faire du Maroc leader industriel mondial du recyclage et de la valorisation des déchets portés par une des économies décarbonées les plus compétitives et les plus attractives de la région. C’est en somme l’objectif des recherches menées par la Coalition pour la Valorisation des Déchets(COVAD) qui vient de soumettre cette contribution à la commission spéciale sur le modèle de développement. Cette contribution, repose sur les piliers majeurs suivants. il s’agit de positionner le recyclage et la valorisation des déchets comme l’un des défis prioritaires du Maroc lors des dix prochaines années. Il est aussi question de deux ambitions : celles d’un Maroc leader industriel mondial du recyclage et de la valorisation des déchets, porté par une des économies décarbonées les plus compétitives et les plus attractives de la région. Le travail de la coalition a trois objectifs majeurs. Il s’agit de faire de l’économie circulaire un projet citoyen, durable et inclusif, créateur de valeur sociétale et environnementale, d’attractivité économique, au niveau territorial, national et international ; de créer un écosystème intégré des déchets, massif, compétitif et performant, à travers la consolidation des filières de gestion et de valorisation des déchets et l’intégration de filières internationales à fort potentiel. Il faut aussi arrimer le pays au Green Deal Européen et répondre aux nouveaux standards environnementaux internationaux à travers une décarbonation de l’économie marocaine. Quant aux quatorze mesures prioritaires préconisées par l’étude, ces dernières portent sur  la Loi 28-00  comme  point de départ pour parachever le programme de gestion des déchets ;le positionnement des  Collectivités Territoriales comme fer de lance de l’économie circulaire. La coalition propose aussi  de mandater une suprastructure de concertation pour un pilotage efficient des projets d’économie circulaire, à l’échelle nationale et territoriale ; de créer ou mandater une structure en charge de la mise en œuvre du Programme National des Déchets Ménagers (PNDM) ;  et de définir les prérogatives et les responsabilités de l’Agence dédiée à l’Économie Verte . Elle propose également  de mmettre en place une « bourse des déchets » qui permettrait d’organiser l’échange des coproduits, à travers une mise en relation entre les industriels et ceux qui recherchent une matière première secondaire pour leurs procédés ; de renforcer et consolider le statut de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) ;  et de créer et introduire progressivement une Eco-socio-taxe en accord avec la vision sociale et environnementale du Royaume et préservant les intérêts économiques de notre tissu productif.  «Il faudra aussi créer ou mandater un organisme en charge d’accompagner l’écosystème de recherche et d’innovation en matière de recyclage et de valorisation des déchets ;  organiser les récupérateurs et encourager la mise en place d’un système de tri à la source qui permettra d’améliorer la qualité des coproduits triés. Il faut aussi réduire le nombre d’intermédiaires qui causent une déperdition importante de la valeur ajoutée et entraînant une augmentation des coûts d’achat de la matière première », note-t-on auprès de la COVAD. Cette dernière préconise également  de d évelopper, consolider et soutenir les micro-entreprises de recyclage et de valorisation des déchets  et nscrire le déchet et la protection de l’environnement dans les cursus scolaires et universitaires et créer des filières dédiées à l’environnement et à la gestion des déchets . Il faut enfin reconnaître la composante Éducation / Communication dans tout projet d’économie circulaire et prévoir un budget dédié ainsi que des ressources humaines qualifiées et spécialisées .

Pour rappel, la Coalition pour la Valorisation des Déchets – COVAD est engagée depuis 4 ans pour appaorter une contribution à l’émergence des filières de recyclage et de valorisation des déchets au Maroc. ‘’Nous portons à cœur de réunir l’ensemble des critères de succès permettant à un écosystème vert de voir le jour et de créer autant de valeur économique que d’emplois verts et durables tout en garantissant la protection de l’environnement et la réduction des gaz à effet de serre.’’ Souligne Mohamed Chaibi président de la COVAD. Bien entendu le rapport  des citoyens aux déchets est en pleine transformation. «Il y a aujourd’hui une prise de conscience réelle que cette matière, longtemps considérée comme un rebut, est désormais assimilée à un coproduit à forte valeur ajoutée. Ajouté à cela, le Royaume, sous s’est fixé comme objectif ambitieux de se positionner comme un des leaders de la transition énergétique et environnementale, à l’échelle internationale et à travers la décarbonation de son économie et le respect des engagements climatiques internationaux dont il est signataire »,  souligne-t-on auprès de la COVAD.

Sur un autre registre, le Maroc doit  s’adapter, aux exigences et aux tendances socioéconomiques de son principal partenaire commercial( UE) qui s’est lancé dans une transformation verte, notamment à travers le Green Deal,

«Cet engagement, porté par l’ensemble des parties prenantes privées et publiques, par la société́ civile ainsi que par les experts environnementaux, et avec le soutien et l’appui de nos décideurs, se veut être un effort national, devenu encore plus essentiel dans ce contexte de relance post COVID-19. Élever l’économie circulaire verte et inclusive au rang des priorités nationales est à la fois un vœu sincère, une utopie mobilisatrice mais surtout une nécessité pragmatique », souligne Chaibi.

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