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Les meilleures astuces pour maintenir le triptyque “forme-énergie-santé” pendant le Ramadan

Le Ramadan, synonyme de jeûne et de piété mais aussi de régal au plus haut point. Durant ce mois, le cercle familial est plus que jamais resserré et les musulmans se rapprochent de Dieu à la quête d’une meilleure version de soi-même.

Il s’agit d’une période où la table est garnie de toutes les saveurs. Au Maroc, c’est l’occasion pour les cordons bleus de mettre les petits plats dans les grands et de perpétuer une tradition culinaire inégalée, en préparant les plats les plus plébiscités. Des recettes à tomber par terre tels que Chebakia, Briouates, Sfouf, pastilla, tagine ou encore harira, autant de variétés culinaires qui mettent l’eau à la bouche et s’invitent sur la table ramadanesque des Marocains.

Incontournables sur la table, ces mets succulents tendent à satisfaire certains désirs, mais alimentent de grandes incertitudes sur ce mode de consommation. En effet, le Ramadan constitue indubitablement un mois propice à la rationalisation de la consommation et une période idoine pour rééquilibrer le corps et l’esprit. Néanmoins, face aux désirs croissants tout au long d’une journée de jeûne, certaines personnes se laissent captiver par l’odeur et les flaveurs des plats et font fi de la grande quantité de rations ingurgitées, non équilibrées et difficiles à digérer.

Dans un entretien accordé à la MAP, Mohamed Adahchour, spécialiste en nutrition clinique et thérapeutique, indique que le Ramadan est un mois de surconsommation par excellence, pendant lequel beaucoup de gens prennent du poids en raison de la consommation alimentaire excessive, du manque d’activités physiques et des troubles de sommeil, un ensemble de facteurs à risque de développer des problèmes de santé pendant le Ramadan, appelant ainsi à prendre quelques mesures hygiéno-diététiques pour rendre ce mois sacré le plus healthy possible et bénéficier de tous les bienfaits du jeûne sur la santé en général.

Pour se faire, Mohamed Adahchour conseille les jeûneurs de ne pas sauter le repas du Shour, surtout s’ils respectent quelques règles basiques comme la consommation de sucres lents (pain et céréales complets), d’une source de protéines (fromage, lait), d’un fruit ou d’un fruit sec. Par contre, il déconseille vivement la consommation du café et du thé, des fritures, des sucres simples (msemen, baghrir…) et des aliments gras.

Pour ce qui est du repas du Ftour, ajoute-t-il, il faut qu’il soit vraiment équilibré, qu’il apporte des aliments ayant une valeur nutritionnelle élevée et une valeur énergétique légèrement faible, des fibres, des protéines, des vitamines et des minéraux, préconisant de prendre ce repas dans une ambiance calme et d’une manière lente, sans pour autant oublier de s’hydrater.

En vue de brûler l’excès calorique et garder la forme, le spécialiste insiste sur la pratique d’une activité physique modérée, soulignant l’importance de respecter le rythme de sommeil sans trop perturber le rythme habituel pour ne pas impacter l’état de santé général et surtout l’état de santé psychique et morale.

“Après une longue journée de jeûne, arrive le moment du Ftour. L’appétit est souvent au top, ce qui nous pousse parfois à consommer inconsciemment de grandes quantités de nourriture. La règle générale est que le repas du Ftour doit rétablir l’équilibre alimentaire de la journée sur le plan qualitatif et non sur le plan quantitatif”, affirme Mohamed Adahchour, faisant observer que le corps humain a quotidiennement des besoins d’une certaine dose de protéines, de graisse, de sucre, de vitamines et de minéraux, selon l’âge, le sexe, l’état de santé de chacun et d’autres paramètres.

A cet égard, poursuit-il, le Ftour doit apporter une grande partie de ces besoins sans provoquer de troubles digestifs; la première chose à prendre est évidemment de l’eau et des dattes qui constituent une source d’énergie rapide, et puis attendre quelques minutes pour laisser un peu de temps à notre système digestif pour se préparer physiologiquement à recevoir de la nourriture après une longue période de privation.

En ce sens, il note qu’à ce moment-là, notre corps est tellement affamé qu’il absorbe rapidement tout ce qu’on lui apporte, d’où l’importance de lui fournir des vitamines, des minéraux et des fibres que l’on trouve dans les fruits, les légumes et les fruits secs.

“Une salade composée de ces aliments est donc une excellente entrée pour le Ftour, sans oublier que la harira est également un excellent repas mais à consommer avec modération”, affirme-t-il, recommandant d’attendre 30à 35 minutes par la suite avant d’ajouter une source de protéines (poulet, viande, poisson), de préférence sans graisse.

“Bien évidemment, tout le monde raffole des plaisirs salés (mini pizzas, quiches…) que je ne peux pas interdire. On en a besoin mais sans exagération. De même, il faut éviter les fritures et tout ce qui est Msemen, Harcha, Baghrir, Chebbakia, qu’on peut consommer une fois par semaine, par pur plaisir seulement et jamais au début du repas”, prévient-t-il.

Ces étapes qui paraissent très simples sont suffisantes pour bien rompre le jeûne sans provoquer de troubles digestifs et d’autres soucis de santé et sans risque de prise de poids, assure Mohamed Adahchour.

D’autre part, la gestion de l’intervalle de temps entre les repas est un élément très important dans la gestion de l’alimentation et des risques liés aux troubles digestifs pendant le mois de Ramadan. A cet effet, Mohamed Adahchour précise que le dîner est le suspect numéro 1 dans la prise de poids durant ce mois et que le respect d’un intervalle de 5 à 6 heures entre le Ftour et le dîner est très difficile.

Si on suit les recommandations précitées pour le repas du Ftour, le dîner est vraiment inutile et peut provoquer un inconfort digestif et d’autres troubles tels que le reflux gastro-œsophagien, indique le spécialiste, notant que “si l’on prend un Ftour très léger, le dîner devient obligatoire pour compléter les besoins du corps en nutriments et en apports caloriques, à condition d’éviter les repas copieux, trop gras, frits ou qui contiennent des sucres simples, en respectant au maximum un équilibre alimentaire des légumes cuits, source de protéines blanches : poissons et poulet notamment, et aussi des céréales complètes et de boire beaucoup d’eau”.

Dans ce cadre, le spécialiste conseille de laisser un intervalle d’une heure à deux heures entre le dernier repas, qui est le dîner, et l’heure d’aller au lit, pour éviter d’avoir le problème du reflux gastro-œsophagien qui perturbe le sommeil et a un impact négatif sur l’état de santé morale et de fatigue le lendemain.

Source: MAP

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