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Suite au séisme, le Maroc amorce un processus de redressement, avec une croissance économique en progression

Selon les experts de la Banque mondiale, les données empiriques sur l’impact des catastrophes naturelles dans les pays en développement suggèrent une croissance plus faible à court terme et un endettement accru à moyen terme pour financer la reconstruction. L’étude, portant sur 282 catastrophes naturelles survenues dans 86 pays en développement entre 1960 et 2019, dont inondations, tremblements de terre, sécheresses, tempêtes et incendies de forêt, indique que la croissance économique dans les économies touchées est inférieure d’environ 1,3 point de pourcentage à celle des économies non touchées l’année de la catastrophe.

Néanmoins, au cours des trois années suivant la catastrophe, la croissance s’améliore progressivement, augmentant de 0,9 point de pourcentage la première année, de 0,8 point la deuxième année et d’environ 0,5 point la troisième année. En revanche, la dette publique tend à augmenter après une catastrophe, augmentant de près de 2 points de pourcentage l’année de la catastrophe, de près de 4 points l’année suivante et d’environ 3 points les deux années suivantes.

Malgré les répercussions du séisme, le Maroc se redresse rapidement, avec une prévision de croissance économique de 2,8 % en 2023, selon la Banque mondiale. En dépit de l’impact du séisme, le Maroc a été moins affecté par les chocs macroéconomiques mondiaux que d’autres pays importateurs de pétrole de la région. De plus, les conditions commerciales se sont nettement améliorées en 2023 par rapport à 2022, bénéficiant de la baisse des prix du pétrole, tandis que les coûts de financement ont augmenté moins que prévu.

Cette perspective de croissance économique encourageante pour le Maroc témoigne des mesures prises par le gouvernement pour soutenir la reprise économique post-séisme, comprenant des investissements dans la reconstruction des infrastructures endommagées et des mesures d’assouplissement monétaire pour stimuler l’investissement et la consommation.

Le Maroc renforce également sa position en tant que destination privilégiée pour les institutions internationales, qui ont choisi de tenir leurs réunions annuelles à Marrakech seulement onze jours après le séisme. Cette décision reflète la confiance accordée au Maroc pour relever les défis de cet événement tragique. La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, souligne que cela témoigne de la gestion efficace, efficiente et urgente de l’impact et des conséquences du séisme d’Al-Haouz, sous les Hautes Instructions de S.M. le Roi Mohammed VI.

La directrice générale du FMI considère cette décision comme un « message de solidarité » envers le Royaume et tous les pays confrontés à des chocs. Dans un monde de plus en plus exposé à ces aléas, il est essentiel de s’unir pour y faire face. Les réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale au Maroc symboliseront cette solidarité, réunissant le monde entier pour discuter et trouver des solutions aux défis économiques mondiaux.

Source : Maroc-diplomate.net

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